PS
Ascomycètes(Sterigmatocystis carbonaria BAINIER) des appareils reproducteurs paraissant sans analogues jusqu’à présent, et que, sous cette influence, on observe des modifications dans la structure et le développement de ces êtres inférieurs.
Passons en revue les différents organismes que nous avons soumis à l’expérimentation.
Le Mucor flavus BAINIER sera notre premier exemple.
Soumettons-le à une agitation d’abord très faible (20 secousses à la minute) pendant 10, 15, 20 et même 3o jours, et notons les différences que présente cette culture agitée avec une culture fixe mise dans des conditions semblables.
Dans Le premier cas, la croissance sera plus rapide, le mycélium se cloisonnera et des formes en levure accompagnées de masses énormes mesurant de 60 à 100 y ne tarderont pas à apparaître.
Dans le second cas, les débuts de végétation seront signalés par des filaments mycéliens, qui beaucoup plus tard se cloisonneront, s’arrondiront et prendront la forme toruleuse.
Sur liquide de Raulin semé en surface, le mycélium produit abondamment des pieds sporangifères.
Pratiquons maintenant de nouveaux ensemencements sur le même milieu, et augmentons l'intensité de l'agitation (agitation de 60, 90, 120 secousses par minute). Ici, même début, mais dissociation rapide et provoquée des cellules sphériques. Le liquide nutritif jusque-là limpide change brusquement de couleur, devient laiteux, puis jaune, jaune sale, vert et enfin noir.
Avec la couleur noire apparaît la fin des transformaions subies par le Mucor flavus.
La culture fixe ne s'est pas modifiée et présente les mêmes caractères décrits lors de nos premières expériences,
Analysons brièvement les différents stades de la déformation produite par les secousses répétées.
Nous obtenons :
PREMIÈRE EXPÉRIENCE 1° Des filaments mycéliens et des formes toruleuses (couieur blanche).
2° Des sphères isolées qui condensent leur protoplasme, épaississent leur membrane. {PI. IV, fig. 1, 2 et 3) (couleur blanc laiteux et jaune.)
3° La présence dans ces sphères de spores en nombre variable, mais souvent constant, Nous nommerons ces appareils reproduc-
teurs pseudasques. (PI. IV, fig. 2) (couleur jaune sale et verte.)
4° La déhiscence de ces pseudasques, avec mise en libérté des spores qui bourgeonnent à la facon des levures, consomment le saccharose sans le dédoubler, mais provoquent la fermentation du glucose en le décomposant en alcool et gaz carbonique. (PI. IV, fig. 13.)
5° L'apparition de cellules ovales, à membrane très épaissie, bourrées de corpuscules ou grains noirâtres que nous appellerons « formes dernières » ou « kystes ». (PL. IV, fig. 4.) :
Nous caractériserons cette succession de phénomènes sous le vocable de phase de déformation.