L. Betances
LPO
jamais ouvrir les foyers tuberculeux » et ne compte plus que des succès.
Une discrimination décisive se fait. Le climat littoral guérit les scrofules et les tuberculoses externes, il aggrave la tuberculose pulmonaire. Je rappellerai l’'apostrophe de Fonssagrives (1) parce qu’il distingue, en précurseur, le climat littoral de celui marin. «Est-il jamais venu à l'esprit d'aucun médecin d'envoyer des poitrinaires du centre de la France respirer l’air marin à Dunkerque ou à Douvres. Nous croyons certaines stations hivernales utiles aux phtisiques, non parce qu’elles sont, mais quoiqu’elles soient sur le bord de la mer. J'entends parler à chaque instant de la constance du climat marin et j'avoue que cette assertion bouleverse tous mes souvenirs; qu'à deux cents lieues de toute terre le climat marin soit constant, uniforme, je le reconnais... mais sur le littoral il en est autrement, il y a entre la terre et la mer un échange incessant de radiations calorifiques ; de là résultent les vents plus ou moins vifs. »
Le climat littoral expose le tuberculeux du poumon aux congestions etaux inflammations de cet organe. Pourtant le scrofuleux lui aussi a souvent les poumons atteints. À ce propos, je rappellerai un souvenir personnel (1).
A la Maison de santé de X... en 1924, jesuivais chaque matin la visite du docteur A... J'assistais à la résection dela tête fémo-
1.Fonssagrives, article « Climat » du dictionnaire de Dechambre p. 90.