SAME
limitant la place disponible aux besoins du pigeon. Le couvercle de cette cuve comportant une glace permettait de surveiller l'animal au cours de l’opération. Il y avait avantage cependant à le recouvrir d’un carton pour que l’animal soit maintenu dans l'obscurité, ses mouvements se trouvant ainsi réduits au minimum. Entre le couvercle et la cuve elle-même, une gorge permettait l'introduction d’une chambre à air de caoutchouc qui, soigneusement gonflée, assurait une étanchéité parfaite.
NN
FIGURE 7. — Dispositif utilisé pour la détermination du métabolisme de base chez les animaux, comportant, de gauche à droite : un ballon d'oxygène relié à un gazomètre (spiromètre de CHERON), une pompe aspirante et foulante actionnée par un petit moteur électrique, une cuve destinée à recevoir l'animal, et un double circuit (I et Il).
Le cireuit fermé partait d'une extrémité de la cuve pour aboutir à l’autre. Il était essentiellement constitué d’un tube de caoutchouc sur lequel s'insérait une pompe aspirante et foulante, l’envoi d’air étant directement branché sur la cuve. En outre, trois flacons laveurs s’y trouvaient disposés (IT), chacun renfermant 50 ce. d’une solution de potasse à 20 %. Une dérivation du cireuit commandée par une vis à mollette permettait de faire passer, au début de l’opération, l’air initial entrainé avec l’animal dans un flacon laveur
AD ee
d'attente (1), afin de purger totalement l'atmosphère de gaz carbonique.
| A l’extrémité du circuit était, en outre, disposé un gazomètre à oxygène. Cet appareil, connu sous le nom de spiromètre de précision à cadran de Louis CHERON, est constitué par une cloche en laiton plongeant dans l’eau d’un cylindre plus long et soutenue par un fil sans torsion, passant sur une roue en aluminium et aboutissant à un contrepoids. La roue fait fonctionner un cadran amplificateur sur lequel se lit directement la quantité d’oxygène sortie de l’appareil.
Le pigeon est placé dans la cuve et celle-ci soigneusement fermée. Le caoutchouc de la chambre à air est gonflé pour en assurer l’obturation, la pompe est mise en fonctionnement et le circuit d’air dirigé sur la dérivation à un seul flacon laveur. L’aiguille du gazomètre est ramenée à 0. Si l’étanchéité de l’appareïl se trouvait insuffisamment réalisée, on constaterait une déperdition rapide et importante d'oxygène marquée au gazomètre et il serait nécessaire de vérifier avec soin les différents joints de caoutchouc. Après 15 minutes de fonctionnement «à blanc», la déperdition ne doit atteindre que 80 à 100 cc. d'oxygène. Pendant ce temps, l’air initial introduit avec l’animal se trouve totalement débarrassé de gaz carbonique.
Au moyen d’un jeu de vis à mollette, on bloque alors la dérivation initiale et le circuit se trouve branché sur les trois flacons laveurs. L’aiguille du gazomètre est ramenée à 0. L’expérience sera poursuivie exactement pendant une heure. L’oxygène consommé pendant ce temps sera lu au cadran. Le gaz carbonique dégagé fixé sur la potasse sera dosé chimiquement puis réduit en volume. Un thermomètre placé dans la cuve indique la température intérieure avant (t) et après (©), tandis qu’un second thermomètre donne la température extérieure (T — t). Pendant toute la durée de l’opération, on doit se maintenir strictement à la température de neutralité thermique qui est, pour le pigeon, comprise entre 18-20°, la température extérieure restant fixe.
S II. — Dosage du gaz carbonique et de l’oxygène utilisé
Le dosage du gaz carbonique se pratique sur la solution de potasse des trois flacons laveurs préalablement réunie. L’oxygène se calcule d’après la consommation enregistrée au gazomètre.
a) Détermination du gaz carbonique. Pour apprécier la quantité de gaz carbonique fixé sur la potasse, on opérera successivement deux dosages, l’un portant sur la totalité de la potasse libre et carbonatée, l’autre portant uniquement sur la potasse libre. On aura par différence la quantité de potasse carbonatée et par déduction le gaz carbonique fixé.
Deux techniques peuvent être mises en œuvre que nous exposerons successivement.
Première technique : Le dosage de la potasse totale s’effectuera en présence d’hélianthine et la potasse carbonatée sera ensuite éliminée par addition de chlorure de baryum. La potasse libre restante sera titrée ensuite de la même manière.
Pour effectuer ce dosage, on placera dans un erlenmeyer bien propre : 10 cc. d’acide chlorhydrique normal, 20 ce. d’eau et une goutte de solution d’hélianthine. On versera ensuite, au moyen d'une burette de Mohr, la solution alcaline à titrer jusqu’à virage au rouge orangé, soit N le nombre de cc. de la solution utilisée.
Verser, d’autre part, 50 cc. de la solution alcaline dans ur flacon jaugé de 100 cc., compléter le volume avec une solution de chlorure de baryum à 10 % ; mélanger soigneusement et laisser déposer le carbonate de baryum ainsi formé. Filtrer ensuite en évitant le plus possible le contact avec l’air et doser à nouveau dans les conditions précédemment précisées, soit N° le nombre de cc. utilisés. Partant du poids moléculaire de la potasse 56 et tenant compte de la dilution nécessité pour le second dosage, on aura :
P (potasse totale) — et
Ki À P° (potasse libre) —
(P — P’) représentera la potasse carbonatée.
138 gr. de carbonate de potasse correspondant, par ailleurs, à 112 gr. de potasse, on aura : (P—P’) X138
Ce résultat peut être ensuite transformé en poids de gaz carbonique :
C (en carbonate de potasse) — -
CX138 CO = : ou CX0,318 (en grammes) ou en volume :
CXK138 | CO2— HA ou CX0,162 (en litres)
Deuxième technique : On peut inversement verser une solution d'acide chlorhydrique titrée dans une quantité déterminée de la solution de potasse en partie carbonatée en présence de phénolphtaléine. La décoloration se produira lorsque l’acide chlorhydrique aura saturé non seulement la potasse libre, mais encore la moitié de la potasse carbonatée, celle-ci étant, du fait de la réaction, transformée en bicarbonate, Ce bicarbonate sera ultérieurement titré en présence d’hélianthine jusqu’à virage au rouge orangé.