‹ Influence de l'ingestion de quelques hexoses (glucose, galactose, lévulose) sur le quotient respiratoire et le métabolisme de base en l'absence et en présence de vitamines BChapitre 28 sur 60 · RENE · texte numérisé non relu

RENE

B. Cétohexoses.

CH2.0H CH2.0H CH2.0H Lo H—C—OH Lo Ho ÙH Co Ho__&H H—C—OH H(oH H— & —OH H L on H-— -—OH HO—C—H br on CH°.0H br on d - lévulose d - glucose d - sorbose

En dehors de l’isomère droit et de l’isomère gauche, on peut également prévoir un racémique par compensation.

Ajoutons également que le glucose peut être envisagé comme oxyde de butylène, notamment sous forme pyranose, en position 1-5. Cette notion nouvelle permet d’expliquer un certain nombre de propriétés du glucose et en particulier de pouvoir faire apparaître dans ce sucre un nouvel atome de carbone asymétrique, celui qui porte la fonction réductrice, et de pouvoir écrire la formule de deux stéréoisomètres (glucose a et glucose 8) de la façon suivante :

Re m2 7 77 THO—C—H HO 0 De . O HO—(C—H (e) RO H=C=o0n H—C ——— HEC bon CHL.OH Glucose « Glucose 8

L'une et l’autre forme ont été obtenues à l’état pur et cristallisé. Le Glucose a possède un pouvoir rotatoire très élevé «3 — + 110° et le glucose 8 le pouvoir rotatoire le plus faible a; — + 20°.

Si l’on dissout dans l’eau le glucose a, le pouvoir rotatoire initial qui était de + 110° s’abaisse progressivement jusqu’à la valeur aa —= + 52°5.

Si l’on dissout dans l’eau le glucose 8, le pouvoir rotatoire initial + 20° s’élève progressivement jusqu’à la même valeur a — + 52°5.

Ces changements de rotation, cette multirotation, proviennent de la transformation d’une partie du glucose « en glucose 8 et réciproquement. !

Le pouvoir rotatoire stable correspond donc au mélange en équilibre des deux formes « et f.

Des travaux récents sur une méthylation du glucose ont montré que ce sucre pouvait également exister sous une forme instable qui n’a pas encore été obtenue à l’état cristallisé et que l’on désigne sous

le nom de glucose y. Des raisons d'ordre chimique conduisent à lui assigner la forme furanose, en position 1-4. Ce glucose est lévogyre et caractérisé par une grande aptitude à réagir, ce qui laisse à penser qu’il joue un rôle primordial en biologie, sa présence ayant été signalée notamment dans le sang.

Dans le cas du lévulose (sucre cétonique), la forme furanose serait en position 2-5 et la forme pyranose en position 2-6. La forme oxyde d’éthylène en position 1-2 serait également admise pour le glucose et le lévulose.

Certains hexoses se trouvent dans la nature. Il en est ainsi du glucose ordinaire ou glucose droit (dextrose) qui existe dans la plupart des fruits sucrés, dans le miel, le sang, le foie, etc., et du fructose lévogyre ou lévulose qu’on rencontre dans presque tous les fruits et dans le miel, à coté du glucose. Le galactose droit a été préparé en hydrolysant le lactose ou sucre de lait. Il nous a semblé juste de nous limiter, dans notre étude, à ces trois hexoses.

$ II. — La destinée des hexoses dans l'organisme vivant

Il paraît exister, pour les divers glucides, une perméabilité sélective de l'intestin résultant d’une différence de vitesse d’absorption des divers isomères. Plusieurs hypothèses ont été soutenues à ce sujet. La première met en avant des propriétés physiologiques spéciales de l’épithélium bordant de l'intestin. La seconde fait de l’absorption un phénomène purement physique. Les expériences de HEWITT, faites sur le chien, sont en faveur de l’absorption sélective par l’épithélium bordant, le glucose étant le plus rapidement absorbé, puis le galactose et le lévulose. Quand lépithélium est détruit, les trois sucres sont alors absorbés à la même vitesse.

Des expériences analogues, faites par CORI sur le rat, confirment cette manière de voir, mais modifient l’ordre d'absorption des glucides, le galactose prenant le pas devant le glucose.

Notons que REINHOLD et KARR ont montré, par ailleurs, chez le lapin, une augmentation de l'hyperglycémie plus intense pour le galactose que pour le glucose et plus encore que pour le lévulose, ce qui correspond, semble-t-il, à une plus ou moins grande rapidité d'absorption intestinale.

La sélectivité intestinale parait d’ailleurs liée à de nombreux facteurs dont la plupart nous sont inconnus. A travers l'intestin mort, comme l'ont montré AUCHINACHIE, MACLEOD et MAGEE, les sucres diffusent plus rapidement qu’à travers l'intestin vivant. Il en serait de même dans un segment vivant maintenu à basse température,

Les voies d'excrétion des glucides sont multiples, mais leur voie principale est incontestablement le rein, L'’excrétion urinaire

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