‹ Influence de l'ingestion de quelques hexoses (glucose, galactose, lévulose) sur le quotient respiratoire et le métabolisme de base en l'absence et en présence de vitamines BChapitre 29 sur 60 · ENG EE · texte numérisé non relu

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est variable pour les divers glucides. D’après FOLIN et BER- GLUND, le lévulose présente un seuil rénal analogue à celui du glucose, alors qu’il n’en existe pas pour le galactose.

Des expériences de perfusion du rein, effectuées par HAMBUR- GER et BRINKMANN, ont montré que le glucose est retenu spécifiquement par l’épithélium glomérulaire qui se montre, au contraire. perméable au lévulose et plus encore au galactose. Cette perméabilité rénale varie d’aileurs considérablement selon la composition du liquide de perfusion.

L'importance théorique et pratique de l’utilisation des divers glucides par l’organisme a provoqué de nombreuses recherches ayant recours à des techniques très différentes et de valeur très inégale. L'épreuve de l’hyperglycémie pratiquée sur l’homme avec des sucres différents chez des sujets différents ou chez un même sujet pris dans des conditions en apparence identiques, donne des résultats trop voisins pour qu’il soit possible d’en tirer aucune conclusion pratique.

L'épreuve de la tolérance alimentaire par recherche du sucre dans les urines fournit des résultats meilleurs. Alors que le glucose se détache nettement par sa grande tolérance, le lévulose est beaucoup moins bien supporté et le galactose moins encore. La tolérance du lévulose chez l’homme, d’après WELLS, serait d’environ 1 gr. par kgr. et celle du galactose d’environ 0 gr. 67.

La tolérance des principaux hexoses alimentaires fut également essayée par la méthode des injections intraveineuses continues ct progressivement croissantes. SANSUM, WILDER et WOO- DYAT trouvèrent que si on injecte du glucose à la vitesse de 0 gr. 80 par kgr. et par heure, on n’en retrouve pas dans l'urine, même en prolongeant l'injection pendant 24 heures, tandis qu’on le retrouve dans l’urine dès qu’il est injecté à la vitesse de 0 gr. 90 par kgr. et par heure. La tolérance est donc d'environ 0 gr. 96. Par la même méthode, celle du lévulose s’est montrée de 0 gr. 15, et celle du galactose de 0 gr. 10 par kgr. et par heure.

La configuration chimique du sucre paraît déterminer non seulement la vitesse d’absorption intestinale et d’excrétion urinaire, mais encore le mode d’utilisation de l’organisme. FORSTER note, en particulier, que le lévulose forme plus facilement du glycogène que le galactose et celui-ci moins facilement que le glucose.

Le sort du glucose et du lévulose absorbés par le rat est noté comme suit, par CORI et CORI :

Glucides transformés Glucides oxydés en glycogène hépatique autre Glucose 18 % 25 % 44 % FÉVIOSC de dus 38 % 12 % 36 %

Qu'il provienne du glucose ou d’un autre hexose tel que le galactose, le glycogène formé sera, ainsi que l'ont montré GRANT

et GLAISTER, ultérieurement transformé en glucose dans le foie comme dans les muscles. Cependant, si le glucose est le principal produit de la transformation, on trouvera également à ses côtés, ainsi que l’ont admis CARRUTHERS et LEE, du maltose et une petite proportion de trisaccharide.

Pour combattre les convulsions insuliniques, les principaux hexoses sont actifs dans l’ordre décroissant ci-après : glucose, lévulose, galactose. Par contre, le glutose serait inactif.

Les variations du quotient respiratoire ont été étudiées récemment à la suite d’ingestion de galactose, par ROE, GILMAN et COWGILL chez le chien normal et chez le chien dépancréaté, à la dose élevée de 5 gr. par kg. corporel. L’élévation du quotient respiratoire observée chez le chien normal ne fut pas retrouvée chez le chien dépancréaté. Les auteurs en concluent que le galactose n’est pas oxydé directement, du moins chez le chien, et qu’il doit être transformé au préalable en glycogène.

Nous avons pensé que cette technique pouvait être appliquée à l’homme et systématiquement aux trois hexoses choisis, dans les conditions que nous allons préciser dans le paragraphe suivant.

$ III. — Modifications des échanges respiratoires observées chez l’homme après ingestion de quelques hexoses purs

Le quotient respiratoire représente, comme on sait, le rapport entre la quantité de gaz carbonique expulsé et l’oxygène absorbé CO:

Théoriquement, la détermination du quotient respiratoire

devrait donner une idée de la qualité des substances nutritives utilisées. Les hexoses notamment, étant comburés dans l’organisme selon la formule ci-après :

CSH1206 = 6 CO? + 6 H20 devraient élever le quotient respiratoire vers 1,0, le volume du gaz carbonique et de l'oxygène se correspondant :

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