‹ Influence de la composition chimique de l'air sur le développement des cultures de moisissuresChapitre 39 sur 42 · INT · texte numérisé non relu

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C, — Gaz de lo décomposition organique

Historique :

L'on sait que la présence des microbes dans l'air a été démontrée dés le début de l’ére pastorienne par Pas- TEUR Jui-méme et différents auteurs.

Depuis CoRNET et ses expériences sur la transmission de la tuberculose, on ineriminait, pour expliquer la contagion par l'air, l’action des poussières sèches, Maïs Fiücce (1), vers 1897, eut l’idée de la transmission des maladies par les poussières aqueuses. Au début du siècle, M, Tressiar, s'appuyant sur les dernières acquisitions de la microbiologie, de la physique et de l’épidémiologie, reprit les recherches de Fiücce sur la transmission des maladies par l'intermédiaire des poussières aqueuses et développa une thèse fondée sur le rôle de l’hurnidité vésiculaire de l'atmosphère pour expliquer le mécanisme de la contagion.

En considérant les poussières aqueuses, non seulement comme des véhicules, maïs encore comme des milieux plus ou moins favorables à Ja vitalité des germes, le méme auteur introduisit la notion de supports microbiens actifs.

Enfin, avec la notion vérifiée expérimentalement de « gaz aliments », M. Trissar ne vit, dans le méphitisme de V’air qu'un gaz aliment, susceptible de se dissoudre dans la gouttelette microbienne pour influencer plus ou moins favorablement la vitalité et la virulence du germe,

Aprés avoir montré l’action des facteurs physiques sur le comportement des gouttelettes microbiennes de l’atmosphere, 1] étudia l'influence que pouvait avoir la composition chimique de V'air sur Ja vitalité des germes contenus dans ces gouttelettes. Au lieu d’envisager les miasmes, c'est-à-dire les atmosphéres chargées d’émanations putrides, comme causes déterminantes des mala-

(1) Ces donnés ont éié empruntées À 14 1h£se du docteur Brulin (14 Confribution 4 l'étude du mécanisme de la contagion par l'air £1 par l'euts,

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dies, il s’est demandé s’ils ne pouvaient pas constituer, par leur composition chimique, un milieu particulièrement favorable à la conservation et au développement des germes pathogènes.”

Il vérifia son hypothèse expérimentalement ; par des essais nombreux et divers, il acquit la certitude qu’un air chargé d’émanations putrides favorise la vitalité des germes.

Il montra ensuite que le facteur favorisant des gaz est dû, pour partie à l’alcalinité du gaz et surtout au fait qu'il est un aliment pour le microbe.

L'étude expérimentale d’une série de substances volatiles alcalines (ammoniaque, amines grasses, etc...) a mis en évidence leurs propriétés conservatrices ou activantes vis-à-vis des germes,

Aïnsi le gaz ammoniac, dilué dans l’air à la dose infinitésimale de 1/5.000.000 s’est montré un agent favorisant, mais à un degré moindre que les amines de la série grasse qui se produisent dans la décomposition organique (triméthylamine, amylamine). Le gaz ammoniac est également moins actif que certaines amines aromatiques ou dérivées de la série pyridique.

Aussi, pour une même alcalinité, le pouvoir favorisant d’un air purement ammoniacal est-il très inférieur’ à celui de l’air putride.

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En tenant compie de ces données, et après avoir observé les effets de faibles doses de gaz ammoniac sur la croissance de l’Aspergillus niger, nous nous sommes demandés si l’on n’obtiendrait pas une activation de la culture, en la mettant au contact d’une amosphère chargée de gaz putrides, comme ceux que dégagent, par exemple, les cultures du Pseudomonas prodigiosa.

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