‹ Influence de la composition chimique de l'air sur le développement des cultures de moisissuresChapitre 40 sur 42 · EXPÉRIENCES · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCES

Les premiers essais, dans lesquels l’Aspergillus était cultivé sur le liquide de RAULIN, n’ont pas donné de résultats assez nombreux pour pouvoir être notés. Mais, par la suite, nous avons utilisé comme milieu de culture le liquide modifié ne renfermant pas de sels ammoniacaux, et nous avons obtenu des résultats intéressants.

Expériences 1 et 2 :

Les vases utilisés sont des flacons contenant 100 centimètres cubes de liquide modifié, ensemencés au moven d’une émulsion de spores d’Aspergillus.

Les deux premiers servent de témoins.

Les quatre suivants recoivent sur des tampons de coton une émulsion dans l’eau distillée (2 à 3 centimètres cubes) d’une culture de Prodigiosus sur gélose. Cette culture, vieille de trois mois, a peu d’odeur.

Les quatre derniers sont traités de même, mais la culture utilisée est récente (moins de huit jours) et dégage une odeur putride.

Les flacons sont portés à l’étuve à 35°.

Le développement des cultures s’est montré tout à fait semblable à celui des expériences faites avec l’ammoniaque. Les témoins présentaient de faibles voiles, les autres montraient des voiles plus épais, avec des fructifications plus abondantes et plus belles. Leur consistance rendant leur récolte difficile, elles furent recueillies le troisième jour sur des filtres tarés.

Après dessiceation, elles furent pesées ; les poids figurent avec ceux des expériences suivantes dans le tableau.

Expériences 3 et 4 :

Les deux premiers vases servent de témoins.

Sur les tampons de coton suspendus dans les deux suivants, l’on répartit également une émulsion aqueuse

de Prodigiosus (culture récente sur gélose en boîte de Pétri).

Les tampons des deux derniers flacons, au lieu de recevoir une émulsion de Prodigiosus, servent à recueillir directement cette culture par frottement à la surface d’une boîte de Pétri. L’on supprime dans ce cas l’intermédiaire de l’eau.

Comme nous le verrons à la lecture du tableau, les résultats furent les mêmes, quel que soit le mode de répartition de la culture de Prodigiosus (émulsion aqueuse ou prélèvement par frottement).

Expérience 5 :

Cette expérience et les suivantes furent faites dans des cristallisoirs renfermant 100 centimètres cubes de liquide modifié, ensemencés comme précédemment.

Les deux premiers sont témoins.

Les deux suivants sont munis de tampons sur lesquels lon répartit une émulsion aqueuse d’une culture récente de Prodigiosus sur gélose Pétri. Dans les deux derniers, la culture est prélevée directement par frottement au moyen des tampons.

Les expériences 6, 7, 8 et 9 sont identiques,

Expérience 10 :

Celle-ci comporte deux témoins et sur les tampons des vases en: expérience, l’on répartit une émulsion aqueuse de Prodigiosus.

Mais les témoins et les deux premiers ne sont pas fermés hermétiquement par les plaques de verre ; un intervalle d’environ un millimètre est réservé entre elles, et les bords des cristallisoirs au moyen de cavaliers placés à cheval sur ceux-ei. Les deux derniers vases sont, au contraire, soigneusement fermés.

Comme le montrent les résultats obtenus dans cet essai, les poids de culture obtenus ont été supérieurs, en laissant un faible accès à l’air libre.

Nous avons rassemblé ei-après ces expériences.

Les poids sont donnés en milligrammes.

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