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Expériences sous cloche :
Avant d'interpréter les résultats précédents, nous ajoutons ici ceux de trois expériences faites à la température du laboratoire (20° environ). Nous nous sommes servis de deux cloches d’une capacité de dix litres, sous chacune desquelles on disposait un certain nombre de cristallisoirs contenant 100 centimètres cubes de liquide modifié, et ensemencés d’Aspergillus.
Ceux de la première cloche servaient de témoins.
Sous la deuxième, on pulvérisait à diverses reprises, au moyen d’un fin pulvérisateur, une émulsion de Prodigiosus dans l’eau distillée, en s’arrangeant de façon à ce que les jets soient dirigés vers le centre de la cloche. On arrêtait les pulvérisations lorsque l’atmosphère de la cloche était trouble. La même opération était recommencée le lendemain et le surlendemain.
Les cristallisoirs étaient abandonnés à la température du laboratoire et les cultures furent recueillies au bout de temps compris entre huit et dix jours sur des filtres tarés.
Après dessiceation, elles donnèrent les poids suivants, exprimés en milligrammes :
TÉMOINS VASES EN EXPÉRIENCE Première expérience 19417746 3 97, 25,28 Deuxième expérience. #77" 17, 14, 14 29, 33, 32 Troisième expérience ......., 1490215046 38, 87, 36, 39
Quelles conclusions peut-on tirer des résultats précédents ?
Il est visible, et ceci est particulièrement net pour les dernières expériences sous cloche, que si l’on expose une culture d’Aspergillus à une atmosphère chargée des émanations putrides dégagées par une culture de Prodigiosus, l’on obtient un accroissement sensible de poids des récoltes (pouvant atteindre 50 %).
Nous nous sommes demandés si, parmi ces substances volatiles d’odeur désagréable, il n’y aurait pas lieu de
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noter, outre celle d’amines, la présence de gaz ammoniac.
Pour nous en assurer, l’essai suivant fut réalisé :
Des flacons bouchés, renfermant du bouillon de bœuf stérile furent ensemencés de Prodigiosus et portés à l’étuve. En suspension dans chacun d’eux se trouvait un tampon de coton volumineux, imbibé d’eau, destiné à absorber une partie des gaz putrides dégagés. Les cultures se développèrent rapidement.
À des intervalles de vingt-quatre heures, les tampons étaient recueillis, exprimés dans des tubes à essai stériles, et rincés avec deux ou trois centimètres cubes d’eau distillée. L’on recherchait alors l’ammoniaque par le réactif de NESSLER. Sa présence fut décelée dès Le lendemain de l’ensemencement par une coloration jaune, qui s’accrut les jours suivants et atteignit son maximum (coloration brun noir) vers le quatrième jour.
Nous utilisâmes aussi une deuxième réaction due à M. TrizLaT. L’on ajoute I ou III gouttes d’une solution d’iodure de potassium à 5 % au liquide ammoniacal, puis I goutte d’eau de Javel concentrée ; il se forme une coloration brune due à la formation d’iodure d’azote. Cette réaction, bien que moins fidèle que la précédente, fut positive. :
Nota. — Le même essai fut fait en mettant Ï goutte d’ammoniaque commerciale dans un flacon bouché tenant en suspension un coton humide ; deux jours après la recherche de l’ammoniaque dans l’eau de lavage du coton, fut positive.
Il y a donc lieu de signaler la présence de gaz ammoniac parmi les gaz d’odeur putride que dégagent les cultures de Prodigiosus. Maïs il est probable que sa présence seule ne peut suffire à expliquer leur action excitante sur la croissance de l’Aspergillus, et une part doit être accordée à d’autres substances volatiles, parmi lesquelles des amines.
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