‹ Influence de la composition chimique de l'air sur le développement des cultures de moisissuresChapitre 8 sur 42 · SAR, VER · texte numérisé non relu

SAR, VER

de formol, signale que « leur diffusion à travers un bouchon d’ouate, par exemple, est très lente. Il en résulte que lorsque les vapeurs ne sont pas immédiatement mises en contact avec les microbes à détruire, la disparition de ceux-ci n’a lieu qu'avec un grand retard. Le même fait s’observe naturellement avec des moisissures (Aspergillus) ».

En 1918, F.-G. Gusrarson (10), dans ses Etudes comparatives sur la respiration, étudia l’effet des anesthésiques et d’autres substances sur la respiration d’un champignon. Dans ses recherches, il s’adressa à l’Aspergillus niger, en raison de sa croissance facile dans une solution nutritive, de l’abondance des récoltes et de la sécurité que présentent, en vue d'expériences comparatives, les règles classiques de sa culture. Parmi les substances mises en œuvre dans ses expériences (éther, acétone, alcaloïdes), le formol seul présente pour nous quelque intérêt.

La concentration en formol de 0,2 % (en volume) ne donnant que de faibles changements, l’auteur utilise celle de 0,4 % qui provoque d’abord un accroissement notable du taux de respiration par rapport aux témoins, suivi d’une diminution brusque.

Remarquons que l’auteur ne s’occupe que de la respiration de la Mucédinée, sans s'inquiéter de l’influence du formol sur les poids de culture obtenus.

Enfin, assez récemment, un auteur de Prague, BERN- HAUER (11), étudiant l’action d’ions métalliques divers et d’éléments organiques toxiques sur l’acidification du milieu de culture par l’Aspergillus, utilise des solutions au millième de formaldéhyde, d’alcool méthylique, de chloroforme, etc. Il constate que parmi ces éléments, seul le formol a une action empêchante sur l’acidification.

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b) Mode opératoire :

Nous avons suivi, autant que possible, les règles classiques de culture de l’Aspergillus niger, en ne nous en écartant que dans la mesure où les expériences nous obligeaient à le faire.

Le milieu de culture utilisé est le milieu-type de RaAu- LIN, dont nous rappelons ci-dessous la composition :

PAUL CLS ICE AE PEUR SA 1.500 grammes SAUCE MAR ENEe Meon then tente 70 — ACOUSTIQUE MEME CA RAS RENTE 4 er Nitratemdammoniaque tenter ete 4 — Phosphate d’ammoniaque .......... tone Carbonate de Potassium..." 0,60 — Carbonate de magnésie ............ 0,40 — SUlfatend'AaMMOonAaqUuem rer. Crete 0,25 — SUIPALENAET ZINC OR Lee et 0,07 — SuIfates PELTeUR EEE NE MMAETE 0,07 — Sulicatende DOtassium re..." 0,07 —

Quand on a réussi à composer un pareil milieu, voici — d’après l’auteur — la marche à suivre pour étudier l'influence de diverses circonstances physiques ou chimiques sur le développement du végétal :

On dispose un vase rempli du milieu artificiel dans les conditions les plus favorables pour la végétation, on y sème des germes du végétal, qu’on laisse croître pendant le temps nécessaire ; cet essai, qu’on reproduit identiquement dans chaque série d’expériences, est l’essaitype.

Parallèlement à ce premier essai, on en dispose un second qui ne diffère du premier que par la seule circonstance qu’on se propose d'étudier. On pèse séparément à l’état sec les deux récoltes obtenues dans le même temps. Le rapport numérique du poids de ces deux récoltes mesure l’influence de la circonstance dont il s’agit.

Ensemencement :

L’ensemencement se fait fréquemment en promenant sur toute l’étendue du liquide l’extrémité d’un pinceau avec lequel on a recueilli des spores sur une végétation d’Aspergillus bien pure.

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