‹ Influence de la Rupture prématurée et précoce des membranes sur la durée de l'accouchement et de l'utilité de la Rupture intempestive artificiellement provoquée dans certains casChapitre 14 sur 43 · CC OG ET · texte numérisé non relu

CC OG ET

Mme K... a eu de fréquentes faiblesses au début de la grossesse. Elle a ressenti les premières douleurs le 7 à 4 heures du matin et perd les eaux au même moment. Elle entre à la Maternité une heure après. À l'examen on constate une tête qui s'engage à gauche. L'enfant est vivant. Le col est effacé, dilaté comme 1 fr. À 9 h. la dilatation est complète, la tête est engagée en gauche antérieure, fléchie, bosse sanguine. À 10 h. 1/2 rotation et à 10 h. 40 expulsion d'un garçon de 4.000 gr. D N. Placenta : 500 gr. Cordon : 60 em. Rupture des membranes à 2 cm du bord placentaire.

Durée du travail depuis la rupture : 3 h. 40.

OBSERVATION 191i

Mme S..., 19 ans, [" grossesse.

La femme est réglée depuis l’âge de 12 ans. Elle a eu ses dernières règles du 14 au 18 janvier, n’a noté aucun trouble sympathique pendant le cours de la grossesse. La femme a continué à travailler dans les deux derniers jours. Elle ressent les premières douleurs le 11 novembre à 7 heures du soir et entre à la salle de travail à 8 heures du soir. On constate une tête amorcée en OIGA, l'enfant est vivant. Les membranes sont rompues et le col est dilaté comme 2 fr. Le 12, à une heure du matin, la dilatation est complète et à 1 h. 45, la femme expulse un garçon du poids de 4.250 gr. 10 minutes après le placenta s'engage dans l’orifice vulvaire. Placenta : 550 gr. Cordon : 85 cm.

Durée du travail : 0 h. 45.

2° Grossesse gémellaire

L'utérus ne contient bien souvent qu'un seul fœtus ; cependant, il peut en renfermer deux et dans ces cas le travail est plus long que dans la grossesse unique. Cela s'explique par la distension énorme que la présence des deux êtres procure à l'utérus. Dans les cas où le travail marche lentement dans la première période, il est indiqué de rompre les membranes, si la présentation fœtale est bonne. D'ailleurs la nature vient bien souvent en aide à la parturiente, l’accoucheur est appelé au début du neuvième mois auprès de femmes qui ayant eu un ventre énorme pendant la grossesse, viennent de se sentir mouiller sans avoir eu de douleurs ou après quelques contractions faibles.

L’utérus débarrassé d’une faible quantité de liquide revient sur lui-même et se contracte énergiquement, le travail est activé et les fœtus quittent bientôt la cavité utérine.

Mme K..., âgée de 19 ans. Primipare.

La femme ne signale aucune grossesse gémellaire dans les antécédents héréditaires. Réglée à 43 ans 1/2 régulièrement et pendant trois jours. Les règles sont peu abondantes, mais douloureuses. Pas de leucorrhée intermenstruelle.

Les dernières règles sont du 16 au 19 mai.

La femme signale une chute de trois mètres étant enceinte de trois mois et une autre chute de quatre mètres quelques temps après. Elle eut des vomissements céphalées, crampes dans les jambes et un léger œdème des membres inférieurs et des mains durant le dernier mois.

Er DR

Elle a senti remuer au mois de novembre et c’est depuis cette date qu’elle a remarqué l'augmentation considérable de l'abdomen. Cette augmentation n’entraine pas de troubles généraux.

Elle vient à la consultation du 5 janvier. L’utérus est volumineux, résistant. La corne droite est un peu plus développée que la corne gauche. La palpation est rendue difficile ; elle permet pourtant de sentir une lête profondément engagée, un plan résistant se continuant avec elle, un siège dans la corne gauche et un autre pôle dur ballotable dans la fosse iliaque droite. A l’auscultation, les battements fœtaux sont perçus uniquement du côté gauche de l’utérus. Le toucher montre la présence d’une tète peu engagée, petite que l’on reloule vers le haut. Si on déprime en ce moment le pôle situé dans la fosse iliaque, on a la sensation qu'il vient buter | contre cette tête. On ne constate pas d’albumine dans les urines.

La femme entre à la salle de travail le 7 janvier à 8 heures du soir disant avoir mal depuis 10 heures du matin. Au toucher, on sent Je col fermé qui s’efface.

Le 8 janvier, à 9 heures du matin, la dilatation est comme 2? fr. À 5 heures du soir le travail n’a pas progressé et il reste stationnaire jusqu’au lendemain matin. Pendant ce temps, la femme est assez agitée et présente quelques troubles délirants. Une nouvelle analyse d'urine ne relève pas la présence d’albumine. L’agitation va en s’accentuant pendant la nuit et la matinée du 9 janvier. A 7 heures du matin le col est très mince, dilaté comme 2? fr. et la poche des eaux se rompt spontanément.

A 9 heures du matin, la dilatation est complète et à 9 h. 4/4, la femme expulse un premier fœtus qui est un garçon pesant 2.000 gr. et s'étant dégagé en OIGA. On procède après avoir sectionné le cordon entre deux ligatures à la rupture artificielle de la deuxième poche des eaux’ À 9 h. 1/2, expulsion d’un deuxième fœtus qui est une fille pesant 1.900 gr. et s'étant dégagé en OIDP.

Un quart d'heure après, délivrance normale et expulsion de

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