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par la trop petite quantité de lumière qui passe à travers un tel filtre on pourrait sans grand inconvénient employer un filtre vert avec lequel le coefficient d’absorption de la bilirubine a déjà une valeur suffisante mais, dans ce cas, certaines matières étrangères comme des traces d’hémoglobine pourraient avoir une importance plus considérable. D’autre part l’influence rela-
tive de la diffusion serait alors plus grande.
Pour établir cette courbe d'étalonnage nous avons opéré par adjonction à un sérum donné de quantités connues croissantes de bilirubine et nous avons tracé la courbe des absorptions (ou plus exactement des déviations ce qui revient au même) en fonction des quan: tités de bilirubine ajoutées. On voit que pour tracer la courbe définitive il faut connaître la concentraton x du sérum initial. Cette concentration peut être théoriquement déterminée d’après la loi de variation; nous avons pensé pouvoir le faire par extrapolation de la courbe; celle-ci en effet coupe l’axe des ordonnées en un point qui représente l’absorption du sérum initial, la courbe extrapolée coupe l’axe des abscisses en un point dont l’abscisse changée de signe nous donne la concentration x du sérum initial que nous cherchons. Nous pouvons alors tracer la courbe définitive : il suffit de faire subir à chaque point de la courbe une
translation dans le sens des abscisses croissantes et
égale à x. En effet l’absorption Ao est cellé du sérum initial, Ao correspond à x mg
Aa correspond à x + a mg
Ab correspond à x + b mg, etc.
cmcenhaBemgp Ole
Figure 8
Voici comment nous avons opéré :
Nous avons ajouté la bilirubine sous forme d’une
solution en poudre Merck dans la soude décinormale
—, Nous avons dissous 2 mg. > de cette bilirubine
dans 2 ce. 5 de la solution de soude et avec cette solution à 1000 mg. au litre nous avons préparé une solution mère à 200 mg. au litre; pour cela nous avons ajouté 2 cc. de la solution à 1000 mg. au litre, à 8 cc. de sérum.
À l’aide de cette solution mère, contenant 200 mg.
7 ce ,
en plus des x mg qu’elle contenait déjà, nous avons préparé, par dilutions successives au sérum, des solutions contenant respectivement au litre :
100 mg. + x, 50 mg. + x, 25 mg. + x, 12,5 mg. + x, 6,25 mg. + x et enfin x, c’est le sérum
initial.
counhe prnutéare 3
À: = voudx dau # etoleux à & dx--x Suum à d00 m pen blu odut du 2 4% tou 30... o fol alcoolique etovweutauts
111 Se Conan allons mapar bike
O: 10 0:30 bo 50 4100
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Figure 9
La condition précédemment énoncée n’est pas abnus. L’extrapolation est facile et les divergences sur
la valeur initiale ne portent que sur 1 ou 2 mg. de bili-
rubine au litre.
Mais cette courbe n’est utilisable comme courbe
CE . mit 5 ne d'étalonnage que si sa forme générale reste identique quel que soit sérum utilisé. Nous verrons plus loin
que cette condition est effectivement remplie.
Nous avons dilué le sérum de concentration 200 + x mg. au litre, de 2 à 18 fois à l’eau distillée et nous avons bien obtenu une courbe superposable à la précédente aux erreurs d'expérience près. Notre courbe
doit donc être utilisable (fig. 9).
Remarquons la forme particulière des courbes obtenues avec une solution artificielle de bilirubine dans le sérum et avec un sérum concentré dilué à l’eau salée. : la courbe d'étalonnage présente une courbure très marquée à concavité inférieure; la courbure est presque aussi accentuée si l’on porte les absorptions en crdonhées au lieu des déviations, elle l’est à peine moins si l’on porte les densités optiques. Aïnsi donc les densités optiques ne sont pas proportionnelles aux concentrations et pour trouver le début de la courbe (valeur nulle de bilirubine ajoutée, concentration variant de 0 à x), il faut bien se garder d’extrapoler par application de la loi de Beer; on ne peut le faire qu’à
partir de la courbe expérimentale.
Cette non proportionnalité des densités optiques aux concentrations pourrait s’expliquer par un changement de couleur de la bilirubine avec la dilution,
produisant un décalage de la courbe d'absorption dans
sn ? ES
le spectre. D’autre part la lumière employée n'étant pas strictement monochromatique le coefficient d’absorption diminue au fur et à mesure que la concentration augmente, par effet de filtre. Par ailleurs, la forme de la courbe spectrale de sensibilité des cellules
peut jouer un rôle important dans ce phénomène.
Il faut remarquer par conséquent que la concentration en bilirubine ne pourra être évaluée avec quelque précision qu'entre certaines limites de concentration. En effet pour une concentration trop faible, la précision des mesures sera elle-même faïble et pour une concentration tron forte la variation de cette concentration en fonction de l’absorption est trop crande de telle sorte qu’une toute netite erreur commise sur Pabsorption peut donner lieu à une erreur de 200 p. 100 sur ‘la concentration: il fandraidonc touiours diluer les sérums à examiner de facon que leur couleur se rapproche de celle d’un sérum normalement chargé en bilirubine et que son absorption se situe sur la courbe d'étalonnage dans la région la nlus favorable.
aux environs de 25 p. 100 d’absorntion.
Pour une erreur de lecture de 1 division, correspondant à peu près à 1% d'absorption avec le réglage choisi, la concentration estimée d’après la courbe, va-
rle comme on le voit sur le tableau ci-dessous.
207 1, AOUES
Absorptions % Concentrations Erreurs 25 à 26 D 19:,0203,5 = 0 50 à 51 TS APE = TL 60 à 61 AD TO — 1 TONANTE 26,5 — 25 = 1,5 75 à TG . 36 — 33,5 — 2,5 80 à 81 00 —=.46,5 = 3,0 86 à 87 200 — 100 . = 100 mg.
Il faut donc opérer sur des sérums peu concentrés donnant en moyenne une absorption de 25 p. 100. Dans ces conditions on peut utiliser sans erreur et pour
des sérums différents, la courbe d’étalonnage.