‹ Influence de la voie d'introduction sur le développement des effets préventifs et curatifs des sérums antitoxiques: étude expérimentaleChapitre 18 sur 40 · EAN PR TIRER SORT · texte numérisé non relu

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sérum antidiphtérique et les donna à manger à des chiens. Quelque temps après, il saigna ces animaux pour pouvoir juger du pouvoir antitoxique de leur sérum, et put se convaincre qu'on pouvait facilement, en peu de temps, conférer l’immunité par la voie gastrique. |

Malheureusement les expérimentateurs qui suivirent ne purent oblenir d'aussi bons résultats. Patchikowsky a montré que le sérum traverse les voies digestives, sans être notablement modifié. Cependant il constate que l’action préventive du sérum introduit par la voie buccale est nulle, à plus forte raison doit-il en être, dit-il, de son action curative.

J. Nicolas et F. Arloing ont recommencé ces expériences et n’ont pu obtenir de meilleurs résultats.

Ils se sont servi de sérum préparé au laboratoire de M. le professeur Arloing et l'ont introduit dans l'estomac de nombreux cobayes, au moyen d’une sonde en gomme. Les doses ingérées ont varié entre o, cc. 5 et 20 Ou 30 C. C.

Voici leurs conclusions :

1° Le sérum antidiphtérique introduit dans l'estomac ne semble pas conférer l'immunité au cobaye.

2° La survie passagère ou définitive, que nous avons

constatée pour quelques sujets, n’est qu'un fait excep-

rait ainsi à sa disposition un médicament .sous .une forme facile à administrer, dont on pourrait parfaitement

se servir pour le traitement de la diphtérie de l'homme.

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tionnel et probablement le résultat -de la pénétration d'une petite quantité de sérum dans l'organisme par des érosions de la muqueuse, faites avec la sonde.

3° L'immunisation eût-elle même été produite par la voie gastrique, elle n'en serait pas moins trop éxceptionnelle cttrop peu marquée, même avec l'emploi de doses énormes, pour autoriser ce mode d'administration du sérum antidiphtérique en thérapeutique humaine.

Cependant en clinique on cite quelques succès par ce mode d'introduction.

De Minicis a prétendu en 1899, obtenir d'excellents résultats en faisant ingérer le sérum antidiphtérique à ses malades. Le docteur W. Campbell M'Donnell de Londres cite aussi une guérison.

Il s’agit d’une jeune fille de 14 ans, atteinte d'angine diphtérique dont le diagnostic fut confirmé par l'examen bactériologique d’une parcelle de fausse membrane. Il lui fit ingérer le sérum antitoxique à la dose habituellement employée pour les injections par la voie souscutanée. — Les pseudo-membranes ne tardèrent pas à disparaître et la température tomba. Au bout de 4 jours l’exsudat s'étant reproduit sur l’une des amygdales, on donna à la malade une nouvelle dose d’antitoxine et la guérison se fit sans encombre et d’un manière très rapide. —

Peut-être il y avait-il dans ce cas des ulcérations de l'arrière gorge, de l'amygdale, du pharynx qui ont permis au sérum de pénétrer dans le sang ?

Gibier, Goggi firent des injections de sérum dans le rectum et n’obtinrent aucun résultat.

L'injection rectale de doses d’antitoxine diphtérique,

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mille fois plus volumineuse que l'injection sous-cutanée préventive, est impuissante à prévenir la mort produite par une dose minima de toxine.

Chantemesse a, malgré ces insuccès, préconisé cette voie en clinique, et dans une note présentée à la Société médicale des Hôpitaux de Paris, en 1896, il cite des observations où cette intervention a été couronnée de succès. Chez vingt malades il essaya de pratiquer la sérothérapie au moyen d'injections intestinales et « put se convaincre que l'absorption du sérum par la muqueuse de l'intestin se faisait et n'avait aucun inconvénient ».

« L'efficacité de cette injection rectale, dit-il, m'a paru être aussi grande que celle de l'injection sous-cutanée. Dans mes vingt observations, la valeur préventive d’une même dose de sérum m'a paru sensiblement égale, injectée par l’une ou l’autre voie ».

Mais tous les cliniciens ne se rangent pas à l'avis de Chantemesse, et Vidal conseille de ne pas employer cette voie, dont les insuccès sont la règle et qui occasionne des rectites.

14 Expériences originales sur l'influence de la voie d'introduction dans le développement des effets de l’antitoxine diphtérique.

Nous n'avons pas recherché l'influence de la voie d’introduction sur le développement des effets préventifs. Nos premières expériences ont porté sur le pouvoir neutralisant du sérum, c'est-à-dire que nous avons injecté le sérum immédiatement après la toxine. Le chien est l'animal qui nous a servi pour faire ces expériences. Chez lui les effets de l’intoxication diphtérilique appa: raissent etse développent lentement, c’est sur lui que les résultats sont ïes plus nets. La toxine employée tuait le cobaye en deux jours à la dose de cinq gouttes. Elle était injectée à la face interne de la cuisse gauche (cuisse droite recevant le sérum).

Le sérum opposé à la toxine, était tantôt un sérum immunisant cinquante mille fois son poids, tantôt un sérum datant de deux ans qui, à l’origine, immunisait aussi cinquante mille fois son poids. Le sérum a été injecté par différentes voies: a), dans la veine jugulaire, voie intraveineuse; b), dans le tissu conjonctif sous-cutané, voie sous-culanée; c), dans le péritoine, voie intrapérilonéale. /

4 chiens reçoivent chacun, à la face interne de la cuisse

gauche o cc. 5 de toxine par kilogr. de poids vif.

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INJECTION DE 1 GG. DE SÉRUM PAR KkiLoc. immédialement

après la loxine par des voies différentes

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