PA EE
la marche de cette maladie, quand il est injecté à d'autres animaux. Il put, au contraire, obtenir des résultats positifs en se servant du sang des animaux artificiellement immunisés. Behring venait de découvrir la sérothérapie telle que nous la comprenons, aussi contesta-t-il plus tard à Ogata, tout titre à cette découverte.
« C'est à Behring et Kitasato, a dit Roux en 1894, dans «une communication faite au Congrès de Buda-Pesth, « que revient la gloire d’avoir doté la science de la mé- « thode sérothérapique. Car, si la sérothérapie est née « avec les expériences de Maurice Raynaud, sur le sang « des génisses inoculées de cow-pox, avec celles de Ri- « chet et Héricourt sur le sérum des chiens et des lapins «vaccinés contre ure seplicémie spéciale, son impor- « tance n'a été comprise qu'après les travaux de Behring «et Kitasato sur le tétanos et la diphtérie ».
Leur première publication parut en 1890 et depuis, les travaux ont été nombreux sur ce sujet.
On étudia beaucoup ces deux antitoxines tant dans les laboratoires que dans les hôpitaux. On en créa d’autres, et aujourd'hui la thérapeutique possède de nombreux sérums, plus ou moins actifs, mais que l’on perfectionne chaque jour. M. Arloing ayant montré que la voie d'inlroduction exerce une influence sur l'efficacité du sérum, certaines antitoxines, peu actives, dans des conditions déterminées, pourront injectées par une autre voie donner des résultats meilleurs.
Ainsi, le sérum antipesteux de Yersin dans les cas graves, donne de meilleurs résultats par l'injection intraveineuse que par la voie sous-cutanée. Calmette à Oporto remporta de brillants succès par cette méthode et