LATE
ajouta «une gloire nouvelle à toute la gloire qui illustrait déjà l'Institut Pasteur ».
Avant de faire des injections de sérum à l'homme, Calmette expérimenta sur la souris et le singe en présence d'une Commission nommée par le ministre de l'Intérieur du Portugal. Il prit des souris et des singes et leur inocula des doses de poison sûrement mortelles en 36 heures pour la souris, en cinq jours pour le singe. Ces animaux reçurent du sérum en quantité variable, 9 heures, 36 heures, 48 heures et même trois jours après. Tous ont résisté, et même les singes qui étaient inoculés si tardivement à la condilion que l'inoculalion fut faite dans les veines. Jusqu'alors on considérait comme à peu près impossible de vacciner les animaux contre la pneumonie pesteuse, après l'infection. Calmette donna cette maladie au lapin (animal très sensible qui prend la pneumonie pesteuse par simple badigeonnage des narines avec un pinceau trempé dans une culture de peste). En inoculant 1 ©. c. seulement de sérum antipesteux dans les veines, seize heures après, l'animal restait indemme.
Chez l'homme dans les cas de pneumonie pesteuse, il fit aussi des injections intraveineuses avec le même résultat. Depuis, plusieurs médecins préconisent la voie veineuse pour la pneumonie pesteuse, Delearde, Pottevin. Dans les cas graves, Denys et Calmette recommandent une première injection intraveineuse suivie d'injections hypodermiques.
Nous étudierons dans ce travail l'influence de la voie d'introduction sur les effets préventifs et curatifs des sérums antidiphtérique et antitétanique. Le tétanos et la
diphtérie sont des maladies qui diffèrent considérablement
Fins
de la plupart des autres affections microbiennes, car elles amènent la mort par intoxication, sans pénétration des agents pathogènes dans l'intérieur du corps des animaux qui succombent; il est donc intéressant de les réunir et d'étudier comparativement leur traitement par les antitoxines. Puis dans un troisième chapitre nous étudierons les mêmes phénomènes sur une une affection que l’on pourrait rapprocher des deux précédentes, quoiqu'elle leur soit différente. Dans le charbon symptomatique, les lésions locales sont aussi beaucoup plus tapageuses que les lésions générales, on retrouve peu ou pas de bacilles dans le sang; en un mot, c'est une affeetion que l'on peut regarder comme purement toxique et dans laquelle aussi, le mélange avec le sérum rend inoffensif l'effet très actif des cultures.
C'HAPECRES 2
Influence de la voie d'Introduction sur le développement des effets préventifs et curatifs
de l’antitoxine antiténanique