‹ Influence des forêts sur le climat et sur le régime des sourcesChapitre 3 sur 5 · DÉPARTEMENT DE L'HÉRAULT · texte numérisé non relu

DÉPARTEMENT DE L'HÉRAULT

ORiGB Bassins. an 29 octobre 1860.

dn 2 octobre 1860.

SalagouA 6400 bect..650 m. c. par seconde.] m. cobes.

Rhônel. | 500 id. . .150 id. /. . . .106 m. cubes.

Dourbie. 1800 id.. .450 id. L . . .356 m. cubes.

Boigne. 2600 id... 700 id. 1 id.

Le 29 octobre 1860, le débit de rHérault était, au moment de la forte crue, d'environ 4000 m. cubes à la seconde. Cette énorme masse d*eau était fournie par quelques affluents de la rive droite de THérauIt, tels que le Salagou, le Rhônel, la Dourbie, etc.

D'après M. Duponchel, ingénieur des ponts et chaussées, le bassin de Rhônel, qui n'a que 500 hectares en amont de la ville de Clermont, a donné, à lui seul, 150 m. cubes à la seconde, ce qui correspond à 300 litres par seconde et par hectare.

Pour apprécier la manière dont l'eau agit à la surface du sol, il faut comparer deux terres reposant toutes les deux sur des roches imperméables (si les roches sont perméables, la comparaison est impossible, parce que alors les thalwegs cachés ne marchent pas toujours parallèlement aux thalwegs apparents; d'ailleurs, les eaux inférieures peuvent sortir à des niveaux très-bas, dès lors, elles sont perdues pour l'observateur], mais dont l'une est exposée au grand air, et l'autre sous un bois ou une forêt, et voir quelle est celle qui perd le plus l'humidité dans le même espace de temps.

Or, des expériences répétées pendant plus d'une année, prouvent que dans la région du Midi (la seule dont nous nous occupons) la terre qui est sous les arbres est mieux disposée à recevoir et à conserver de la pluie que celle d'un champ ou garrigue qui est exposée au soleil et au vent.

Voici le résultat de nos expériences :

Le 30 septembre 1863, BspvèÈ une sécheresse de trois mois, nous avons pris de la terre à la surface d'un champ situé dans la vallée de la Dourbie ; la terre qui était exposée au sotdl ne contenait que

2 0/0 d'eau, et celle qui était à peu de distance de la première, mais à Fombre, renfermait. . 3 p. 0/0 d*eau.

A peu près à la même époque, de la terre prise à la surface d'une vigne a donné 2 p. 0/0 id.

A m. 28 cent, de profondeur, elle contenait 5 4/2 0/0 id.

Tandis que dans une garrigue située à c6té de la vigne, la terre de la surface ne contenait que i/2 0/0 id.

Deux heures après Torage qui a eu lieu à Villeneuvette, le 2 octobre 4865, nous avons fait prendre de la terre à la surface d'un champ du bassin de la Dourbie, et nous avons reconnu que cette terre contenait 49 p. 0/0 d'eau.

La même expérience faite à la surface d'uB bois^ mais dans une partie où le sol n'était pas recouvert de feuilles, a donné 22 p. 0/0 id.

Le 3 octobre, la surface du champ contenait 49 p. 0/0 id."

Le 5 octobre, surface du champ 15,4 0/0 id.

id. id. à iOc.de prof. 44,4 0/0 id.

Le 6 octobre, après une nouvelle pluie de m. 02 cent., la terre de la surface 47,4 0/0 id.

Le 8 octobre 47,2 0/0 id.

Le 8 octobre, deux essais, faits avec de la terre retirée de la surface d'un bms (mt donné :

Le premier 24,5 0/0 id.

Le second 23,4 0/0 id.

Le même jour, les feuilles qui

étaient au-dessus de la terre des

deux essais ci-dessus contenaient.. 58,2 0/0 id.

Le 9 octobre, pendant que la terre du bois renfermait à sa surface de 23 à 24 p. 0/0 d'eau, la terre de la surface d'une garrigue, c'est-à-dire, d'un terrain aride, contenait 45 p. 0/0 id.

Le 40 octobre, surface champ... 46,8 0/0 id.

id. id. vigne 46p. 0/0 id.

id. id. garrigue. 43,7 0/0 id.

/2 octobre:

De la terre prise dans un bois et sous des feuilles 26,5 0/0 id.

Id. dans un bois, mais à m. 23 de profondeur 45 p. 0/0 id.

Dans une garrigue à peu de distance du bois, surface 43,5 0/0 id.

à m. 20 c. prof.. 46,5 0/0 id.

é5 octobre.

Terre d'un champ labouré 46 p. 0/0 id.

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