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maxima au printemps et à l’automne et deux minima en étéret- en hiver. |
La fixité des moyennes obtenues pour le même mois, au cours de plusieurs années successives est même tout à fait remarquable.
La courbe des variations du glycogène musculaire chez le chien établie sur une durée de trois années -(1904-1905-1906) présente un premier maximum au printemps, en mars (8,17 %) un second moins important en automne (6,25 %o) et deux minima, le plus bas en été, au moment des fortes chaleurs, aux mois de juillet, août (3,80 %) et un autre en hiver, en décembre (4,37 %0).
Pour les trois années consécutives, le maximum de printemps a présenté au mois de mars, des valeurs très voisines ; 8,22 en 1904, 8,85 en 1905, 7,48 en
Maignon a fait des constatations analogues chez le cobaye, le pigeon, la carpe, dans des expériences effectuées en 1907-1908-1909. Ces dernières recherches ont montré en outre que les variations saisonnières du glycogène musculaire coïncident avec les variations d'activité des glandes génitales. Chez la carpe qui ne possède qu’une période de reproduction au printemps et à l’automne, la courbe présente deux maxima, l’un très accusé au printemps, l’autre moins important à l'automne; chez le pigeon qui se reproduit toute l’année, mais surtout pendant la belle saison, le glycogène musculaire est abondant durant toute la période; enfin chez le cobaye qui se repro-
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duit toute l’année, tout en subissant une suractivité des glandes génitales au printemps, la courbe présente un maximum en mai.
Les effets de la castration prouvent que les glandes génitales exercent une influence marquée sur la nutrition. Les faits suivants constatés et signalés par Maignon en 1907 en apportent une nouvelle preuve.
19 Les muscles des mâles (cobaye, carpe) sont constamment plus riches en glycogène que ceux des femelles.
20 La castration opérée sur des mâles a pour effet dabaisser la teneur des muscles en glycogène et de niveler l’écart existant entre les deux sexes (cobayes).
3° Les injections de suc testiculaire produisent chez le cobaye mâle non castré une augmentation notable du glycogène musculaire, tandis que les femelles ne sont pas influencées, ni les mâles castrés. Il s’agit donc là d’une action stimulante exercée sur l’activité testiculaire.
L'influence des saisons sur la glycogénie musculaire n’est pas une question de température puisque c’est aux saisons extrêmes, été et hiver, que l’on observe les teneurs maxima. Cette influence s'exerce sans aucun doute, par l'intermédiaire des glandes génitales comme les faits relatés précédemment le prouvent, mais est-ce exclusivement ainsi que l’action se produit ? Pour répondre à cette question, Maignon a recherché quelle est l’influence des saisons sur le glycogène musculaire des cobayes mâles
A.-P. Painvin L.
castrés. Il a constaté qu’elle est beaucoup moins marquée que sur les non castrés, sans toutefois être nulle. Il faut en conclure que le protoplasme des glandes génitales est simplement plus sensible aux influences saisonnières que celui des autres tissus. Cette influence s'exerce donc de deux manières, par l'intermédiaire des glandes génitales et aussi par une action directe sur tout protoplasme.
En 1913-1914 le même auteur a également établi l'existence d’une influence des saisons sur la sensibilité de l'organisme à l'intoxication protéique. Alors qu’en été èt en hiver les rats blancs nourris exclusivement d'ovalbumine additionnée de sels minéraux ont une survie de quatre à six semaines et meurent par épuisement des réserves avec des pertes de poids de 40 à 50 %, aux mois de mai et novembre la survie avec la même ovalbumine, n’est plus que de trois à six jours et les animaux meurent bien avant d’avoir épuisé leurs réserves avec des pertes de poids ne dépassant pas 20 % en présentant des phénamènes d'intoxication nerveuse centrale. Dans des expériences récentes Maignon et Chahine ont constaté que l’addition de vitamine A et B ne modifient en rien les résultats.
Ces faits permettent de comprendre le caractère saisonnier des maladies de la nutrition. rattachées à l’intoxication azotée (arthritisme) dont les manifestations sont plus fréquentes et plus graves au printemps et à l'automne. | 5 Maignon s’est demandé si les variations saison-
nières des combustions respiratoires n'étaient pas soumises également à l'influence d’un facteur non thermique. Déjà en 1910-1911 il avait observé chez le cobaye un accroissement des oxydations au printemps et à l'automne, sur des animaux maintenus toute l’année à une température sensiblement constante et soumis à une alimentation uniforme.
En collaboration avec mon Maître, le Professeur F. Maignon qui a bien voulu nous associer à ses recherches, nous avons étudié au cours des années 1927-1928, l'influence des saisons sur les combustions respiratoires du chien, à la fois sur des sujets à jeun (métabolisme basal) et sur les mêmes sujets alimentés à la-viande à raison de 40 grammes de viande maigre bouillie par kilogramme d’animal.
La différence entre les chiffres à une même époque de l’année donne l’action dynamique spécifique de la viande au moment considéré.
Chauveau a montré que les protéines sont les aliments dont le rendement nutritif est le moins élevé; leur utilisation énergétique étant inférieure à celle des hydrates de carbone et des graisses. Laulanie à désigné la dépense chimique supplémentaire chez l’animal alimenté sous le nom de /rais d'exploitation des aliments. Rübner a appelé cet accroissement de dépense action dynamique spécifique des aliments. Cet auteur a montré que pour couvrir les besoins nutritifs correspondant à une dépense de 100 calories chez le sujet à jeun, il faut donner 105 calories d’hydrate de carbone, 115 de