‹ Influence des Sciences sur l'humanité des peuplesChapitre 3 sur 6 · HO INFLUENCE UES SCIENCES · texte numérisé non relu

HO INFLUENCE UES SCIENCES

supérieurs. Grâce à leurs efforts, elle descend de proche en proche vers les classes les moins éclairées de la société. Un jour elle sera généralement reconnue. Elle rendra les traités plus équitables et par là plus respectés, les guerres moins fr e " quentes et moins follement désastreuses; et l’humanité en sera redevable aux travaux des sages* L’étude des sciences établit sur ce qu’il y a de plus certain dans nos connaissances, un tribunal d’opinion qui d’abord habitue les esprits élevés des diverses nations, à rapprocher leurs idées, & concilier leurs jugements, à reconnaître une juridiction commune : celle de la raison.

Ici nous devons distinguer la marche de l’esprit humain, dans les travaux d’application qui constituent l’industrie, et dans les pures conceptions qui forment le domaine intellectuel de la science* L’industrie excitée , aveuglée trop souvent pa f l’appât des richesses, voudrait marcher à leur coU' quête par toutes les voies du talent, de l’adressé et de la force. Observez-la chez les diverses nations qui Soumettent leur politique à ses 1 ° lS ' C’est elle qui cache ses progrès pour jouir de leu r bénéfice exclusif. C’est elle qui crée des mon 0 ' pôles, des maîtrises, des privilèges, pour dinn nuer le nombre des concurrents au sein de la p a

SUR LIIUMANITÉ de^ PEUPLES.

trie. C’est elle qui s’indigne à la pensée des pros pérités étrangères et rivales. Elle qui demande pai les prohibitions, des préférences qu elle ne p obtenir dans un libre concours; elle qui vei guerre, quand la paix sourit moins a ses e oits , et du sang, quand le sang peut solder ses produits. .

Mais la science n’a rien à trafiquer, rien a ca cher, rien à prohiber. Ses trésors sont égaux a ses largesses; ses brevets d’invention sont des fréons ouvertement données à tous les «vaux de l’inventeur. Son langage, sans mystères, est entendu d’un bout à l’autre de l’Europe. Plus les peuples par son secours acqu.èrent d’idees^ communes, plus aussi s’abaissent les barrières elevees entre el par l’ignorance et les préjuges; «ou»

l’aveugle haine contre l’étranger soudle le^cœurs embrasés d’un généreux patr.ot.sme Lom den fouir dans le fond des ateliers, les la science, chaque peuple s empresse p ces découvertes comme un beau titre i ê ^

blimes que les nations europce^ que la

resserrent chaque jour guerre a brisés trop de lois

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