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presque toujours sensiblement plus développé que cliez ees mêmes animaux entiers. L’on conçoit donc comment cet organe est susceptible d’une plus grande .excitation dans le cliapon par i’écbauffement du vènlrc, tout comme il l’est dans la pôùlé par la simple influence de la saison et d’une nourriture plus abondante^
Remarques générales sur V instinct de la propagation et sur V amour de la progéniture.
On se dispute s il faut donner à l’instinct de la propagatio^fe nom : amour physique , amativité, ene^ê ^enerative , instinct de reproduction, de propagation, instinct vénérien ? Propager, dit-on J n’est pas engendrer ni reproduire, c’en est seulement une suite éloignée. Je réponds qu’engendrer et reproduire ne sont également qu’une suite de l’acte vénérien. Si cette dernière dénomination n’avait rien de choquant pour les oreilles délicates, elle exprimerait le mieux ce qu’on entend par le penchant à la propagation. Amour physique et amativité n’ont pas lieu ni dans les animaux, ni dans les aliénés j ni souvent dans les hommes les plus ardehsi Energie généralise ne convient pas davantage , puisque rinstinct vénérien existe et agit souvent sans aucune éuergie généra tive. Ainsi il vaut mieux conserver une dénonii-
nation qui est entendue de tout le monde, et qui s’applique aussi bien aux animaux qu’aux liommes. C’est pourquoi je n’ai pas cru devoir cbanger ma première dénomination ^ penGhant ou instinet de la propagation.
L’on voudrait aussi échanger la dénomination amour de la progéniture contré; philogéniture ou philogénésie* Qü4nt:à moi, je préfère, toutes les fois qu’il est possible ^ les mots tirés dé; nos langues vivantes. La manie de chercher des mots grecs et arabes donné un petit air d’érudition, mais rend la léeturé plus difficile et souvent inintelligible.^
Plus importante serait la question de savoir si la nomenclature adoptée pour ces deux instincts convient seulement à une de leurs modifications , ou à ces deux forces primitives , radicales? Quoique j’aie saisi l’instinct vénérien comme qualité fondamentale, après Lavoir observé dans son exereice extraordinaire, je ne l’ai point dénommé conformément à ces excès. Il n’était pas difficile de faire abstraction de toutes les modifications et de réduire cette fonetion à son terme propre et essentiel. Quant à l’amour de la progéniture , il ne sera guère possible de trouver Une dénomination plus appropriée.
Personne ne niera que l’instinct de la propagation et celui dé l’amour maternel ne soient les
deux' pencîians ou les deux inélmcts les, plus impérieux , les plus essentiels el les plus importons . Or, d’après tous les faits cités dans l’exposition de ces deux instincts , il faudrait être obsédé d’un attacliement imperturbable aux anciens préjugés, si l’on voulait encore cliercber le siège de l’instinct vénérien dans les parties génitalés, et celui dn l’ainour de la progéniture dans la matrice ou dans le sein engorgé de lait. Donc il est prouvé , non par des . raisonnemens , mais par des faits irrévocables /que les penchans aussi ont leurs organes législateurs dans le cerveau. L’erreur était inévitable , tant qu’on ignorait complètement l’organisation et la destination du cerveau et tant qu’on croyait ravaler l’espèce liumaine, en comparant plusieurs de ses qualités non-seulement à celles des autres mammifères , mais même à celles des oiseaux et des insectes.
< La différence essentielle et la gradation de l’activité de ces deux instincts font voir que les expressions instinct , penchant^ passion, sont des abstractions, et ne peuvent avoir un seul organe général. L’instinct de la propagation est essentiellement différent de celui de l’amour de la progéniture. Ge dernier est plus actif dans le ,^exe féminin ; l’autre l’est davantage dans le sexe masculin^ l’un existe dans des animaux , où l’autre n’existe point j l’un , peut être excessivement énergique dans un iudi-
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vida, taudis que l’autre se fait à peine sentir, etc. , etc. Ils sont gradués tous les deux , soit dans divers individus, soit dans diverses époques de l’âge, soit dans diverses circonstances, depuis la simple disposition , le pencliant naissant , jusqu’à la passion la plus impérieuse. Ainsi il y a disposition, penchant, passion, dans^rinstinct de la propagation , et il y a disposition , pen*ehant et passion dans l’amour de la progéniture* Par conséquent la disposition , le penchant et la passion de Finstinct vénérien ont leur siège dans l’organe dé celte qualité fondamentale j et la disposition, etlè penchant, et la passion de l’amour de la progéniture , ont leur siège dans l’organe de cette même qualité fondamentale.
De même toutes les affections de ces deux instincts ne sont autre chose que des modifications, désaffections de leurs organes respectifs*
C’est ainsi que j’espère préparer mes lecteurs à la seule philosophie conforme à la nature de l’homme efdes animaux.
Qu’on se rappelle l’historique de la découverte de ces deux qualités fondamentales et du siège de leurs organes, et Fon sera convaincu que je ne lés ai pas découvertes par la réflexion ou par une induction quelconque. J’étais aussi éloigné que tout le monde d’avoir le moindre pressentiment que je découvrirais le siège de ces
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deux instincts dans le cerveau j et cependant y a-l“il rien de plus naturel que de trouver Fiiistinct de la propagation affecté à la partie cérébrale la plus essentielle et placé immédiatement après la moelle épinière , au commencement dé la série des organes des qualités morales et des facultés intellectuelles. Qu’y a-t-ib encore de plus conséquent que de voir rangé immédiatement après l’organe delà propagation, celui de l’instinct consacré à la conservation de ce qui a été engendré? Malheureusement des argumens de ce genre ne sont pas sentis par les amateurs des mutilations et de la spéculation.
Je reviens et reviendrai encore plusieurs fois àropinionde M. le baron Guvier, énoncée dans son règne animal, T, I., p. que V instinct
n,a aucune marque visible dans la conformation de l’animal. C’est une grande autorité, une autorité certainement bien méritée ^ mais aux yeux du naturaliste il n*y a d’autre autorité irréfragable que celle de la nature. Jj’expérience de tous les temps a prouvé que les plus grands hommes ont payé le tribut à leur siècle en consacrant des erreurs dont le ridicule ou l’absurde a e'té, peu d’années ^près, généralement reconnu. Où en" seraient plusieurs objets des sciences naturelles , si l’on avait toujours respecté les aulorilés d’Hîppocrale, de Galien, deCelse, de
BoerliaavCj de Sjdeuaai, deHailei’;, de Lavoisier, etc.? Et pour me renfermer dans l’objet de mes recherches , combien n ai-je pas eu à combattre contre les énoncés souvent très insignifians d’Hm flan de, de Walter, d’Ackermann, de Riçherand, de Rüdolphie , etc. , etc. Des hommes du plus grand poids ne nous ont-ils pas coplesté , dans leur rapport à Finstitut de France, les points les plus essentiels de nos découvertes aiiatomiques, adoptées à présent par ses auteurs mérne, et par tous ceux qui se sont donné la peine de les vérifler ? Aurais-je dû reculer devant le grand mérite des Pinel, des Esquirol, des Fodéré , etc. , pour prouver que le siège immédiat des aliénations mentales est dans le cerveau ? Les grandes autorités ne doivent avoir d’autre influence que de nous engager à redresser leurs erreurs par une masse d’autant plus imposante de faits* Eh bien ! la démonstration des organes de l’instinct de là propagation et de celui de l’amour de la progéniture j est la plus facile et la plus évidente. Chaque famille, chaque société, ions les Animaux domestiques et sauvages , nous fournissent des preuves irrécusables. Je provoque les particuliers, les sociétés savantes, les académies, à faire une collection de cerveaux et de têtes d’hommes et d’animaux des deux sexes , d’animaux entiers et châtrés , à faire attention à
l’énergie de leurs penchaos , à répéter mes expériences, etc. J et si encore, après ce travail, leur cdhscience leur permet de déclarer fausses ouseulement douteuses mes découvertes, je serai le premier a renancer à toute la physiologie du cerveau.
Les partisans de Favis de M. Cuvier , que répliqueront-ils au dilemme suivant : Ou les cerveaux de toutes lès espèces d’animaux ont la même struelure, et ils impriment la même conformation aux tètes et aux crânes; ou les cer- ’veaux de diverses espèces 'd’animaux sont organisés différemment, et ils impriment une conformation différente à leurs crânes. Oui , si la première proposition était vraie , les divers instincts des animaux n’auraient aucune marque visible à leurs têtes. Mais quel naturaliste peut nier les - immenses variations de la structure du cerveau des différentes espèces d’animaux et de la conformation de leurs crânès ? Cela jposé, ou il faut soutenir que ces différentes organisations des cerveaux des différentes es-, pèces d’animaux sont sans but, sans aucune concordance avec la différence de leurs instincts, en un mot, que le cerveau chez les animaux n’a aucune fonction; ou il faut admettre que ces organisations différentes ont pour résultat des instincts différons ; et comme ces différentes
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formes du cerveau impriment des formes différentes aux crânes , il s’ensuit nécessairement que ces différentes formes soit du cerveau , soit du crâne, ont des significations dijBTérèntes. Le tout à présent est de connaître ces significations. Si elles vous ont écllappé, avouez et professez à votre public que Y^ous les ignorez j mais n’allez pas vous compromettre en soutenant que ce que vous ignorez n’existe pas, et qu’un autre qui' s’est appliqué pendant de longues années à cette étude , l’ignore également.