‹ Influence du cerveau sur la forme du crâne, difficultés et moyens de déterminer les qualités et les facultés fondamentales, et de découvrir le siège de leurs organesChapitre 6 sur 17 · III · texte numérisé non relu

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OU supposé produit dans un centre du système nerveux J et d^autre part, telle modification sensible, tel acte intellectuel ou moral qui est censé en résulter; et si on prétendait ici faire un rapprocbement contradictoire et absurde dans Fespression même qui le consacre^ en comparant la pensée à une sécrétion organique, nous demanderions avoir, à nous représenter, à l’aide de quelqu’un de nos sens externes, le produit matériel d’une telle sécrétion; qu’on nous montre comment l’impression reçue se transforme en perception, souvenir, image, jugement, de même qu’on nous montre physiologiquement la pâte alimentaire successivement transformée en chyle, ën sang, et en difFérentes humeurs sécrétoires et excrétoires, qui restent toujours accessibles aux sens dans leurs diverses inétamorpkoses (1^.

L’on dirait, d’après ce langage, que les médecins connaissent, on ne peut pas mieux, les rapports qui existent entre les nerfs de la moelle épinière , la sensibilité , et le mouvement volontaire; entre le nerf olfactif, le nerf visuel, et l’odorat et la vue ; entre les vaisseaux spermatiques et toutes les propriétés du sperme; entre les en-

{ï') Diclionnaire des Sciences médicales , î. XXXVIÎ, p. 258.

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iraillés et les alimens assimiles à la natütë spécifique de cliaque individu. D’un autre côté, Véhranlement , la digestion et la sécrétion paraissent être leurs causes favorites dé tous les pîiéndmèries physiologiques J puisqu^’à tout moment ces expressions se présentent dans leurs objections contre la physiologie cérébrale. C’est ainsi, pour rester toujours fidèle à mà manière de répondre , que les ÿeu± et les oreilles digèrent la lumière et lés vibrations de l’air , et qu’ils sécrètent la Yüe et l’ouîe j qu’un ébranlement takit soit peu violent suspend ou détruit les &cultés de perception, de souvenir, d’imagination, dé jugement, ce qui prouve en favWiir de la proposition que l’ébranlement produit dans im centre du système nerveux, est essentiellement opposé à Ses fonctionsj c’est encore ainsi que la parole et les gestes sont le chyle ètlesang formés successivement de la pâte alimentaire dé la pensée, dés âffeclions et des passions! Voilà la sagacité des hommes qui ont la prétention de nier lés fonctions du cerveau, par la raison que son mode d’action n’a rien d’analogue avec le ccfeur, l’ëstoknac, etc., etc. ! et ces hiêmès hornmes qui protestent si s avamment contre toute espèce de liaison, de rapport, dë causalité, de ressemblance ou d’analogie, entre dés phénomènes d’ünë nature aussi différente, et pris dans deux

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points de vue aussi essentiellement opposes que le sont les fonctions physiologiques attribuées à diverses parties de l’organe cérébral, par exemple, tel acte intellectuel ou moral, et entre un. mouvement ou un ébranlement, comment peuvent-ils adméttre , quelques pages plus tard , que des signes indicateurs d’une division ou d’une séparation réelle des sièges cérébraux affectés à des facultés diverses , peuvent être induits avec un assez haut degré de certitude, des états de délire, de manie, de vésanies partielles? C’estdonc le nom de M. Pinel qui a le pouvoir magique de créer un rapport de causalité et d’analogie entre le cerveau et les actes intellectuels ou moraux ? Ne seraient-ils pas bien plus conséquens s’ils niaient franchement que des maladies du cer-« veau, ainsi que l’ivresse, de fortes commotions et les narcotiques, etc., puissent avoir pour résultat la folie, soit totale, soit partielle, ou toute autre altération des facultés intellectuelles et morales?

« S’il y avait un organe, continue le même auteur , un siège fixe dans le cerveau pour chaque, espèce d’affection, chaque disposition delà sensibilité, ou pour chacune de ses modifications du tempérament et du caractère, dont le médecin expérimenté ne peut lire les signes que dans l’ensemble de l’organisation, dans la

DtJ CERVEAir.

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