‹ Influence du mode de vie sur la structure secondaire des dicotylédonesChapitre 15 sur 141 · DA QE · texte numérisé non relu

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— Parenchyme de dilatation du Portulaca afra dans les rayons médullaires au voisinage du liber et de l’écorce.

Fig. 5.

fibres où du parenchyme à membranes minces, de façon à présenter des sortes de couches concentriques plus ou moins distinctes, mais en nombre inférieur à celui des années vécues par la tige. Le Hiber, bien caractérisé, forme des bandes prolongeant

les compartiments ligneux et séparées par les rayons médullaires à parenchyme de dilatation très étendu vers la périphérie, au voisinage de l’écorce (fig. 5).

Des fibres péricycliques comprimées £e trouvent encore au sommet des bandes libériennes ; puis vient l’écorce avec ses larges cellules, et enfin le périderme, très : portant et très différencié. Le phellogène, très actif et bien caractérisé donne du phelloderme abondant vers l’intérieur et du hège épais, à l’extérieur. Ce liège est formé par des cellules à couches superposées, formées de liège mou et de hège dur à l'extérieur, avec dépôts de matières colorantes (phlobaphènes). Ces couches successives sont très nombreuses et très visibles surtout dans les parties non épaissies de la membrane de chaque cellule de suber. Cette forme de liège, où les cellules sont épaissies seulement à la face supérieure, offre une certaine analogie avec celle qu’on observe chez diverses Rosacées à pépins, comme le Néfiier par exemple.

La tige d’Euphorbia grandidens, provenant d’une bouture faite en serre, à Rennes, 1l y a plus de 50 ans, possède une moelle épaisse, à grandes cellules, autour de laquelle se voient très nettement les pointements primaires dont quelquefois les petits vaisseaux sont écrasés.

Vient ensuite du bois secondaire assez épais, à rayons médullaires formés d’une seule épaisseur de cellules ; on y voit assez nettement deux couches concentriques et même une ébauche de la troisième. La distinction provient tantôt de l’épaississement des membranes, tantôt de leur rétrécissement tangentiel, tantôt des deux procédés à la fois.

Le liber, peu étendu, porte des fibres péricycliques en face des faisceaux primaires. L’écorce, assez puissante, est formée de larges cellules. Le phellogène donne du phelloderme, avec du liège en abondance, mais uniforme, à ce moment du moins (fig. I, BE VE)

L’Euphorbia splendens, dans sa tige âgée de 50 ans au moins, présente une structure assez voisine de la précédente. La moelle est disposée de la même manière. Les pointements primaires sont moins nets, car ils sont le plus souvent écrasés par la pression des tissus secondaires qui les entourent.

Les bois secondaires, semblables à ceux de l’Ewphorbia grandidens, ne possèdent que trois à quatre couches concentriques plus ou moins nettes, surtout les plus anciennes. Le rèste des tissus présente également beaucoup de ressemblance avec ceux décrits ci-dessnë. Toutefois le liège, plus développé, forme des couches sinueuses, beaucoup plus nombreuses et plus serrées, tout en restant à membranes assez minces (fig. 2, pl. VD).

Dans le Serecio scandens, la structure de la tige offre aussi beaucoup d’analogie avec celles des plantes grasses que je viens de décrire. Toutefois, il y a quelques différences : le bois primaire est entouré d’un arc plus où moins épais de parenchyme scléreux, et l’on y trouve un endoderme à plissements nettement caractérisés. Le phellogène donne un liège épais formé de couches alternativement à membranes minces et à membranes épaissies sur les deux faces, ce qui le distingue nettement du liège du Portulaca et des Euphorbia (fig. 49).

Les bois secondaires présentent des couches concentriques peu distinctes, les cellules étant parfois plus ou moins aplaties tangentiellement, mais cet aplatissement est en général peu marqué et irrégulier (fig. 4, pl. VD).

Le Crassula arborea possède, dans sa tige, âgée de deux ans, une structure spéciale. Au centre, la moelle formée de cellules sans méats sur les bords de laquelle pénètrent en coin les bois primaires très étendus. Les bois secondaires sont formés d’ilots de vaisseaux entremêlés de parenchyme mou et disséminés dans un anneau épais de fibres épaissies. Cette disposition offre un aspect assez voisin, toute question d’origine à part, avec celle que l’on observe chez les plantes à liber intraxylaire, mais les inclusions sont vasculaires chez le Crassula. Ces îlots vasculaires sont disposés sensiblement en cercles, mais ceux-ci n’ont aucun rapport avec le nombre des années.

Le lhiber est peu développé, l’endoderme indistinct. L’écorce est formée de cellules sans méats. Le liège, très développé, est composé de cellules uniformes, à membrane supérieure épaissie, quand la membrane inférieure reste mince ; c’est en moins épaissi ct sans phlobaphènes, un liège rappelant celui du Portulaca,

Dans le Crassula lactea (fig. 6), le bois secondaire n’est pas un anneau continu, du moins chez les exemplaires âgés d’un an que J'ai étudiés. Ce bois offre une certaine analogie avec celui

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