‹ Influence du mode de vie sur la structure secondaire des dicotylédonesChapitre 16 sur 141 · AA · texte numérisé non relu

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Fig. 6. — Crassula lactea. Portion Fig. 7. — Halianthus peploïdes. Porde la coupe transversale de la tige âgée tion de la coupe transversale du rhizome de deux ans, p ; âgé de deux ans.

. RE” de l’Halianthus peploides ainsi qu'on en peut juger par les fgures 6 et 7, et même avec celui de diverses plantes à rhizomes. Le liège, épais, est formé de cellules assez semblables à celles

de Crassula arborea, mais il y a plusieurs phellogènes successifs, visibles quand l’exfoliation n’a pas eu lieu, ce qui est fréquent chez les plantes grasses. L’endoderme est indistinct.

Les Rhipsalis ont une moelle normale, une couronne unique de bois secondaire, säns couches concentriques, avec de larges rayons médullaires ; le liber est peu étendu, entouré par un faible anneau de fibres péricycliques. Le parenchyme cortical est riche en cristaux en oursin, ainsi que la moelle. Le liège, moyennement épais, est formé de cellules à membrane supérieure épaisse, avec phlobaphènes. L’endoderme est indistinct.

La structure de la tige du Mesembryanthemum étant bien connue, je n’insisterai pas sur les caractères des bois à inclusions libériennes. Je ferai seulement remarquer l’abondance d’un liège profond en couches stratihñées, alternativement à membranes minces et à membranes épaissies.

De l’examen de ces structures on peut conclure que, chez les plantes grasses, 1l y a deux adaptations simultanées. La première consiste à l’adaptation au milieu interne humide, à cause de la réserve d’eau contenue dans les parenchymes et fortement retenu par les acides ; de là une réduction du tissu hgneux, comme chez les plantes aquatiques. La seconde qui est une adaptation à la sécheresse comme pour plantes xérophytes, consiste dans la formation d’un liège épais qui s'oppose à la transpiration exagérée de l’eau contenue dans les tissus.

On serait tenté de voir, dans l’endoderme si net du Sexecio scandens, une convergence anatomique des plantes grasses avec les plantes aquatiques où ce tissu est si fréquent. Mais il s’agit plutôt ici d’un caractère spécifique de certains Sexecio, car l’endoderme existe avec tout autant de netteté chez le Sexecio vulgaris (lg. 3, pl XXXIIT), qui n’est ni une plante aquatique, ni une plante grasse adaptée spécialement au milieu sec comme le

Senecio scandens. k

En outre, 1l faut remarquer que, s’il y a chez quelques plantes grasses des couches concentriques ligneuses plus ou moins nettes, 1l n’y en a pas partout ; et, quand elles existent, elles ne correspondent pas exactement à l’âge de la plante.

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B) PLANTES HERBACEES ORDINAIRES

On peut, avec la plupart des auteurs, classer ces végétaux en plantes monocarpiques et en plantes polycarpiques.

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