I. TRONC
Le tronc s'accroît chaque année en épaisseur d’une couche concentrique hgneuse. Parfois cette couche est également épaisse sur tout son pourtour, mais le plus souvent elle est d’épaisseur variable et présente un dos et un ventre plus ou moins prononcés. Cela tient à ce que les racines et les branches n’exercent pas toutes un même appel de matières et n’ont pas les mêmes capacités fonctionnelles. À une grosse branche et à une grosse racine bien situées par rapport à l’exercice de l’aliment correspondent des bois plus épais et plus développés.
La symétrie, dans ces conditions, n’est pas rigoureusement axiale. Et 1l peut arriver que les dos et les ventres soient de même sens, si la cause originelle de la dorsiventralité continue à s'exercer de la même manière, ou bien qu'ils soient de sens contraire ou de sens quelconque s1 cette cause subit des fluctuations au cours des années.
Au moment de la décrépitude finale, les couches concentriques qui se forment sont de plus en plus minces et la distinction entre le bois de printemps et le bois d'automne ne se fait plus. Il y a donc impossibilité de compter le nombre des couches concentriques formées à ce moment, et l’âge véritable de la plante, même ayant vécu dans les conditions les plus normales, n'est alors plus déterminable par le nombre des couches ligneuses concentriques que l’on compte sur la section transversale du tronc.
Il peut arriver même lorsque l’arbre ne pousse plus du tout à bois, que l’accroissement en épaisseur n’ait lieu qu’au voisinage des feuilles. L’emboîtement des cônes ne s'effectue plus comme dans la période de jeunesse et à l’âge adulte.
C’est là un fait important, non signalé, et qui est en opposition avec l’opinion de la persistance de l’accroissement indéfini en épaisseur (de Candolle).
Si, à la période de sénilité complète, le tronc s’accroît plus ou moins en épaisséür, c’est qu’il s’est développé sur lui accidentellement une pousse adventive à bois, redonnant à l’arbre un peu de vitalité. Dans le cas de décrépitude progressive régulière, cela n’a pas lieu.