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rcpassent à l’état de vie active à plusieurs reprises au cours d’une même année.
J'ai recherché s’il était toujours possible d’obtenir dans le cours d’une même année plusieurs couches concentriques ligneuses ou d’en diminüer le nombre et dans quels cas la formule n+1 est applicable; de produire, soit du bois de rosette, soit du bois de fructification à volonté, indépendamment de rhythmes spécifiques normaux de la végétation; de faire varier les proportions des tissus ligneux, leur disposition et la répartition de leurs divers éléments, etc. ; en un mot J'ai recherché s’il est possible de reproduire, et par quels procédés, les structures d’ordre écologique que j'ai décrites et figurées dans la prenuère partie de cet ouvrage.
Les procédés dont je me suis servi peuvent se classer en deux grands groupes
1° Ceux qui, agissant exclusivement sur le milieu extérieur, laissent la plante entièrement intacte;
2° Ceux qui, sans toucher au milieu externe, modifñent la répartition des produits nutritifs par des mutilations diverses.
PREMIER GROUPE — Variations de structure causées par les changements du milieu extérieur
Parmi les facteurs morphogéniques qui constituent le milieu extérieur et qui se prêtent le mieux à une expérimentation méthodique, on peut citer la lumière ou radiation, d’une part, et l’eau ou véhicule des aliments solubles, d’autre part.
Radiation et aliment étant les principales sources de l’énergie chez les plantes, leurs variations ont une influence très marquée et bien connue sur les passages à l’état de vie active et de vie ralentie. Beaucoup de procédés utilisés en horticulture reposent sur les variations systématiques de ces deux facteurs, employés parfois isolément, mais le plus souvent d’une façon simultanée, et dont l’on peut combiner les effets de beaucoup de manières différentes.
La mise à l'ombre ou au soleil pour un certain temps, les plantations et les semis serrés où espacés, les semis à contre saison, etc. sont des procédés qui font varier, à des degrés divers, la radiation incidente.
Les changements dans l’état hygrométrique de l’air, les arrosages, leur fréquence ou leur abondance, la nature des sols où l’on sème et plante, l’exposition, les labours, les engrais, les vents, etc, sont des facteurs qui font varier l’aliment et sa répartition. |
Dans la très grande majorité des cas, les procédés agricoles mettent en mouvement plusieurs facteurs physiques ou physiologiques. Ainsi le facteur lumière est toujours accompagné du
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facteur température, et tel procédé qui semblerait à première vue agir exclusivement sur la radiation agit en même temps sur le régime de l’eau et des substances solubles qu’elle entraine avec elle.
ECS changements que Je vais décrire dans les structures secondaires ligneuses à la suite de l’emploi de tel ou tel de ces procédés devront donc être considérés plutôt comme une résultante, quelles que soient les précautions prises pour faire agir exclusivement l’un d’eux.
Cette restriction faite pour éviter toute interprétation trop exclusive de mes expériences, j’exposerai successivement mes recherches sur
1° Les cultures en lumière atténuée par l’emploi d’écrans, par des plantations à des distances variables, par des semis serrés ou espacés, faits aux époques normales ou à contre saison, EL
2° Les arrosages discontinus, rapprochés ou espacés, c’està-dire à intermittence de durée variable; l’exposition aux vents; les variations de niveau, etc.