PLANTES DES BORDS DES EAUX
Prenons, par exemple, le Menyanthes trifoliata et le Polygonum Bistorfa.
Le Menyanthes trifoliata a un rhizome robuste, longuement rameux et sympodique. Il a une structure nettement aquatique, à la façon de l’Æippuris; mais il s’en distingue par des bois secondaires, peu développés, mais nets. Les faisceaux sont séparés par des rayons médullaires et le cambium n'existe pas chez ceux-Cl.
Le Polygonum Bistorta est plus différencié dans le sens terrestre. Son rhizome rameux est puissant et vit un nombre d’années plus ou moins élevé, assez difficile à déterminer par les cicatrices ou chicots laissés par la chute des tiges aériennes annuelles. Il présente des renflements suivis de longues parties minces qui lui permettent d’épuiser plus facilement des régions différentes du sol où 1l vit. |
Il porte en outre d’abondants drageons qui conservent longtemps leurs attaches avec la souche mère, si bien que des pieds se trouvent ainsi placés à de grandes distances du pied primitif auquel ils adhèrent toujours cependant. Les pieds nouveaux ne deviennent libres qu'après un nombre variable d’années.
Une coupe faite dans une région âgée de trois ans au moins montre des bois secondaires assez développés sous forme
de faisceaux de taille inégale séparés par des rayons médullaires. Le cambium n'existe que dans les faisceaux libéroligneux. Il y a un phellogène actif donnant, comme chez le Villarsia, un liège et un phelloderme sans lacunes rejetant, par exfoliation, l'écorce «primitive lacuneuse. Ce phelloderme est riche en amidon, la fonction de réserve jouant ici un rôle plus prononcé que chez les plantes précédentes. Enfin le liège est formé de parties inégalement subérifiées et certaines absorbent même les colorants verts; l’endoderme n’est plus plissé et devient indistinct; les parenchymes ont de nombreux cristaux en OUTrSIN.