‹ Influences Françaises dans l'œuvre D'Edgar PoeChapitre 31 sur 44 · MN RL · texte numérisé non relu

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bibliothèques particulières et elle ne devait pas être introuvable aux environs de 1830. À cette époque, elle datait à peine de quarante ans, c'est-à-dire qu'elle était relativement plus récente que les romans de Jules Verne, dont nous constations tout à l'heure la persistante actualité. Il s’agit donc d'ouvrages que Poe a pu lire et qui nous fourniront, on peut s’y attendre, un grand nombre d’idées semblables à celles qu’il a reprises ou exploitées. Assez vague dans certains cas, la concordance s’étend dans d’autres jusqu’à des détails dont l’étrangeté même rend peu vraisemblable qu'ils se soient trouvés chez deux auteurs différents par le seul effet du hasard. En tout cas, même si cette étude n’est pas toujours concluante au point de vue des sources, elle aura l'avantage de replacer Poe, le maître de |’ « histoire extraordinaire » dans une série dont des travaux, toujours de plus en plus nombreux depuis quelques années (9), ont montré l'intérêt et les relations avec l’histoire des idées.

(9) Voir surtout le cours professé par M. Lanson en 1909 et recueilli dans la Revue des Cours et Conférences, le livre de M. Gilbert Chinard : L'Amérique et le rêve exotique dans la littérature française au XVII et au XVIII siècle, Hachette, 1913, et Geoffroy Atkinson, The extraordinary voyage in French Literature before

1700, Columbia University Press, 1920.

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