CHAPITRE IV ROME
rome a propagé l'hellénisme, l'art étrusque, h les villes de l'empire, les bustes d'empereur, l'antiquité ensevelie sous les ruines de rome.
L'empire d'Alexandre avait momentanément projeté l'hellénisme en Asie ; l'empire d'Auguste l'installa définitivement en Europe. La civilisation grecque était incomplète ; la culture intellectuelle n'y correspondait pas à une puissance politique équivalente. Un corps manquait à cette tête. Elle eût risqué de n'être qu'un épisode local de l'histoire du monde si Rome ne l'eût adoptée pour la répandre jusqu'aux frontières de son empire. Ces frontières délimitèrent pour de longs siècles la civilisation européenne ; ce n'est pas seulement le droit romain qui s'est établi à l'abri des légions, mais aussi un peu de la pensée et de la plastique grecques.
L'art étrusque, «o Rome pourtant ne fut pas seulement agent de transmission ; l'Italie avait déjà sa civilisation avant la conquête de cette Grèce qui, à son tour, au dire d'Horace, conquit son farouche vainqueur. La péninsule touchait au monde grec par sa région méridionale et les Doriens