‹ Initiation artistiqueChapitre 4 sur 54 · IX · texte numérisé non relu

IX

retrouve aussi l'image de son activité d'autrefois. Auprès du navigateur ou du général, un petit navire ou des soldats de terre cuite lui permettent de commander des manœuvres dans la solitude du tombeau. D'autres peintures, plus récentes, révèlent une pensée morale et se rapportent à un jugement des âmes. Sur les parois des hypogées ou des sarcophages, comme sur les papyrus ensevelis avec le mort, de petites images représentent ses bonnes actions ou elles illustrent les rites de la descente aux enfers et de la présentation aux dieux.

Le temple égyptien, o Les anciens Égyptiens ont élevé à leurs dieux des temples massifs et indestructibles dont la toiture repose sur des murs épais et des colonnes puissantes. Ces murs de pierres taillées tenaient sans mortier par le seul poids de leur masse. Les colonnes portaient des chapiteaux évasés en forme de campane, ou serrés en forme de boutons de lotus, ou décorés de têtes de la déesse Hathor. On pénétrait dans l'édifice par le pylône, porte colossale surmontée d'une corniche et flanquée de deux tours quadrangulaires à pans inclinés. On traversait des cours à péristyles et des salles hypostyles avant d'atteindre au sanctuaire profond et secret qu'habitait le dieu. L'édifice, limité en hauteur, se déployait librement en largeur. Les parois des murs et des colonnes étaient historiées de figures des pharaons et des dieux gravées et peintes.

A Louqsor, à Karnak, à Edfu, à Philae, les temples s'étalent sur les rives du Nil ; à Ipsamboul, ils s'enfoncent dans le roc qui surplombe le fleuve.

La statuaire, o Nous ne connaissons pas les

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