‹ Initiation littéraireChapitre 25 sur 56 · XVII» ET XVI W SIÈCLES : ALLEMAGNE · texte numérisé non relu

XVII» ET XVI W SIÈCLES : ALLEMAGNE

pensée allemande une direction qui durera bien

longtemps et à la prose allemande une solidité,

une pureté, une sobriété, et une vigueur qui

seront, aussi, d'une immense influence sur les

esprits.

A la suite de Luther, Zwingle, Hutten, Éber-

ling, Mélanchton (mais en latin), Érasme (le plus d,^

. 1 *• • 1 r • , ^ Reformateur

souvent en latin, mais quelquefois en français)

répandent la doctrine nouvelle ou des doctrines

1 approchantes.

Il faut faire une exception pour Érasme à ce =

; que nous avons dit plus haut. Esprit très libre et . ,1^^ ^'

• • r 4. • , , . . , ^ , Albert Dure

iqui fut aussi souvent en dissidence du côté de Gottsched , Rome que du côté de Luther et encore quoique /attaquant les humanistes purs qui s'appelaient Iles cicéroniens, Erasme est un humaniste, un L'amateur passionné des lettres antiques et il a Icomme un pied dans la renaissance et un pied Idans la réforme et c'est une intelligence très ori- Iginale et à tous les points de vue très « moderne ». Nommons encore Albert Durer, mathématicien, architecte, peintre, mais qui nous appartient par ses quatre livres sur la proportion mumaine où il se montre, dans un style châtié et iprécis, comme n'étant rien de moins que le Ipremier fondateur de l'esthétique allemande. Le XVII* siècle allemand à le pousser, comme est assez raisonnable, jusqu'aux environs de [730 est l'époque presque exc^isivement de l'inauence française et un peu, si l'on veut, de Irinfluence italienne. Le critique Gottsched (Art boétique, Grammaire, Éloquence), avec une énergie de conviction qui lui a attiré la haine de la génération suivante, soutenait l'excellence de la

littérature française et la nécessité de s'en inspirer.

La poésie allemande de cette époque, sans

originalité et sans puissance, ne peut intéresser

que les érudits et les chercheurs. Le domaine de

■ la prose est plus intéressant. Leibniz, qui écrivit

■Letbni^ en latin, en frr^nçais et même en allemand, est

avant tout le grand penseur que l'on sait ; mais

encore, quoiqu'il n'ait pas et n'ait jamais tenu à

avoir de style original, il est extrêmement

estimé pour la pureté, la limpidité et la facilité

de sa langue.

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