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XVI^ ET XVII'' SIÈCLES : ITALIE

lant, mais tantôt emphatique, tantôt plein de pointes et de colifichets. Immense en Italie, sa réputation fut peut-être plus grande encore en France où il fut accueilli et caressé par Marie de Médicis, loué hyperboliquement par Voiture, Balzac, Scudéri et autres.

Salvator Rosa, le grand peintre, ne se consacra guère moins à la littérature ; il a laissé des poésies lyriques et surtout des satires qui sont loin de manquer de verve, encore que souvent elles manquent de goût. Satirique encore le paradoxal Tassoni qui raille Pétrarque, qui dans ses Pensées soutient bien longtemps avant Jean-Jacques Rousseau et le premier peut-être (mais qui peut savoir) que la littérature est très funeste à la société et à l'humanité, qui enfin s'est acquis la gloire par son Seau enlevé, c'està-dire par un poème burlesque sur la querelle qu'eurent les Bolonais et les Modénais à propos d'un seau volé.

Maffei (nous empiétons un peu sur le xvm« siècle), bon érudit du reste et historien très estimé, donna, en 1714, sa Mérope qui est une très bonne tragédie, comme Voltaire le sait très bien et du reste l'a reconnu.

En prose, il n'y a guère à signaler dans l'Italie du XVII* siècle que des historiens et des critiques. Parmi les historiens il faut citer Davila qui passa sa jeunesse en France auprès de Catherine de Médicis, servit dans les armées françaises et, retourné dans son pays de Padoue, consacra sa vieillesse à la science historique. Il a écrit une Histoire des guerres civiles en France qui est très estimée et dont Fénelon se souvenait en

Salvator Basa Tassoni Maffei

Historiens et critiques

écrivant sa Lettre sur les occupations de V Académie française. Voilà ce que nous avons à mentionner comme manifestations notables de l'activité littéraire dans l'Italie du xvn^ siècle : ■ . . . — mais n'oublions pas qu'à la même époque l'actiscientifiûue ^^^® scientifique y était magnifique et que c'est le siècle des Galilée, des Torricelli, des quatre Cassini et de tant d'autres qu'on trouvera pour la plupart, loués comme il convenait qu'ils le fussent, dans les Éloges des savants de Fontenelle.

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