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XVI IP ET XIX'' SIÈCLES : FRANCE

A côté de La Motte, mieux doué comme poète, JT^7^^«^ Jean-Baptiste Rousseau brillait aussi d'un vif seau éclat. Il écrivait des poésies lyriques très froides Pompignan comme lyrisme, mais qui étaient d'une bonne ordonnance et qui, quelquefois, atteignaient du moins à un certain degré d'éloquence. Depuis Malherbe jusqu'à Lamartine, la poésie lyrique ayant été presque complètement délaissée par les poètes français ou tout au moins très mal servie, Jean-Baptiste Rousseau eut le bénéfice de sa quasi solitude et passa pendant un siècle environ pour notre plus grand poète lyrique.

Le Franc de Pompignan a eu beaucoup de ridicules et entre autres celui d'une vanité naïve qui s'apercevait dès qu'il passait du midi au nord de la France; mais il avait des connaissances; il savait l'hébreu, chose assez rare alors, il fréquentait assidûment les littératures antiques ; il était très lettré et adorait la littérature. Sa tragédie de Didon réussit, ses Cantiques sacrés eurent des succès, quoi qu'en ait dit Voltaire, et un succès mérité ; dans ses oi^5, trop souvent froides, il ne réussit que quelquefois, une fois dune façon éclatante, par son ode sur la mortde Jean-Baptiste Rousseau.

En fait de poètes proprement dits voilà tout ce que nous avons à signaler, avec l'ingénieuse et froide Henriade de Voltaire dans la première partie du xviii' siècle.

En revanche les poètes dramatiques sont très nombreux et ne sont paysans mérite! Rappelons dramatiques l'Inès de Castro de La Motte. Campistron, faible élève de Racine (et du reste il ne peut pas y avoir d'élève de Racine, tant Racine est original

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