POÈTES DUXIX* SIÈCLE : BYRON, SHBLLEY, LES« LAKISTES
PROSATEURS DU XIX' SIÈCLE WALTBR SCOTT, MACAULAY, DICKENS, CARLYLE, ETC
LB xviiie siècle (âge de la reine Anne, comme =
disent les Anglais) est comme le nôtre, ^'fS« "^^ ^^
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plus fourni de prosateurs que de poètes. Il faut Poètes cependant comme poètes signaler Thomson, descriptif et dramatiste dont le profond sentiment de la nature n'a pas été sans influence sur nos auteurs du même siècle ; Pope, descripteur, traducteur, moraliste, élégiaque, très intelligent et très avisé dont V Essai sur la critique et VEssat sur rhomme ont été singulièrement mis à profit par Voltaire ; Edouard Young dont les Nuits ont eu tant en France qu'en Angleterre un succès prodigieux et qui n'ont pas peu contribué à assombrir et enténébrer notre littérature ; Macpherson qui en inventant Ossian, c'est-à-dire de préten-
dues poésies du moyen âge, avec un magnifique génie du reste, a eu sur notre romantisme une très considérable influence; Chatterton qui suivit la même voie avec moins de succès, mais a été cher, presque également, à nos poètes romantiques et leur a dû au moins une consolidation de son immortalité ; Cowper, élégiaque et fantaisiste très humoristique; Crabbe, très fin observateur des mœurs populaires et très ingénieux romancier en vers, tout à fait analogue aux peintres flamands ; Burns, poète paysan extrêmement sensible, passionné et en même temps peintre exact et attendri à la fois des mœurs dont il voyait les manifestations se dérouler sous ses yeux.
Les hommes de prose (dont quelques-uns ne laissent pas d'être de très vrais poètes) sont innombrables. Daniel Defoe, journaliste, satiriste, pamphlétaire, est l'auteur immortel de Robinson Crusoé ; Addison, justement adoré de Voltaire, auteur d'une bonne tragédie, Caton, est surtout le savant, avisé, sensé et extrêmement spirituel rédacteur du journal le Spectateur; Richardon, l'idole de Diderot et de Jean-Jacques Rousseau, eut un succès européen avec ses romans sentimentaux et vertueux, Paméla, Clarisse Harlowe et Grandison.
Fielding, qui commença par n'être que le parodiste de Richardson dans Joseph Andrews, finit par être un étonnant romancier réaliste, digne prédécesseur des Dickens et des Thackeray, dans l'extraordinaire Tom Jones. L'aimable Goldsmith, plus rapproché de Ricnardson, écrivait le roman idyllique, le Vicaire de Wakefield dont le charme tendre se faisait encore sentir il