‹ Initiation thomisteChapitre 25 sur 46 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

de la science chrélienne, quae diiitius jam catholicas scholas non sine magno scienliae christianae detrimento agitariint » (19 juin 1886).

Désormais, le temps de ces controverses ou de ces querelles d'école pour autant qu'elles visaient à faire prévaloir tel maître, telle doctrine ou tel enseignement, peut et doit être fini. Les professeurs qui enseignent au nom de l'Église n'ont plus à hésiter sur le choix de la doctrine à enseigner à leurs élèves. Ils n'ont plus à se partager entre les divers maîtres ou docteurs. L'Église a fait son choix définitif. Sans doute, depuis longtemps, on pourrait dire depuis toujours, elle avait montré ses préférences. Mais elle n'avait pas donné d'ordre ou de commandement formels et exprès. Même en sachant qu'on allait au-devant de ses désirs, on ne pouvait se dispenser de répondre à ceux qui croyaient pouvoir préférer d'autres doctrines. Le champ restait ouvert à la discussion, à la controverse, à la division et au partage des esprits. Outre cette division des esprits, il en résultait, pour les professeurs de la doctrine, l'inconvénient grave d'avoir à disperser leur effort et l'attention de leurs disciples. Quel avantage, au contraire, pour eux et pour leurs élèves, de pouvoir désormais se donner tout entiers à l'exposé suivi et ininterrompu d'une doctrine précise, organique, sans opposition et sans heurt, provenant d'un seul Maître, excellemment faite pour nourrir leurs esprits de la vérité la plus pure et la plus authentique.

Quant aux autres doctrines, pour autant quelles [A02]

Page 1