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gences de deux professions, celle de ménag^ère et celle de travailleuse professionnelle. Fatalement, alors, elle se surmène. Mais mariée, elle arrive à vivre. La femme célibataire, celle qui, réduite à ses propres ressources, exécute pour son propre compte les travaux ména<:;:ers indispensables, se surmène comme l'autre, mais sans arriver à vivre; elle végète. Surmenage, misère ou pis encore, voilà l'inévitable sort de la plupart des travailleuses, en France comme ailleurs ^ j>
Pour relever les salaires des ouvrières, les féministes s'efforcent de faire adopter et passer dans la pratique la formule suivante : A travail êgaly salaire égal.
Personne ne saurait contester le bien-fondé de cette revendication éminemment juste. « En stricte équité, déclare M. Turgeon, l'équivalence de productivité entre le travail de l'ouvrière et celui de l'ouvrier emporte nécessairement l'équivalence de leurs rémunérations respectives. Pourquoi? Parce que, dans ce cas, payer la femme moins que l'homme, c'est violer la plus élémentaire justice, subordonner sans raison le sexe faible au sexe fort, provoquer l'abaissement des salaires, aviver la concurrence entre la main-d'œuvre féminine et la main-d'œuvre masculine, remplacer à l'atelier l'homme que l'on paie plus par la femme que l'on paie moins, créer l'antagonisme entre l'ouvrier et l'ouvrière, désunir deux forces faites pour s'aider, dissocier deux êtres nés pour s'entendre. »
Nous croyons donc que la péréquation des salaires masculins et féminins, pour un même travail effectué, est chose équitable et désirable.
Mais, à parler franc, nous ne pensons pas que l'application de ce précepte donnerait tout ce qu'en atten-