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AUTOUR DE LAME FEMININE : INSTITUTRICES ET « FEMMES D ŒUVRES LAÏQUES

Les œuvres complémentaires de l'école et la guerre à lidée religieuse. — Le rôle des Femmes d'œuvres laïques. — L'opinion d'un inspecteur général de l'Université. — IL Vue d'ensemble. — Le • prolongement » de l'école primaire. — Cours 'lu soir pour jeunes filles. — Contre la rêverie mystique. — Un puissant moyen de formation... ou de déformation : les lectures populaires. — III. Les mutualités scolaires et les fillettes. — Les associations amicales d'anciennes élèves : ce qu'on y fait. — Comment on travaille à déchristianiser la partie féminine de la population française.

Il se produit dans tout le pays une propagande d'idées à laquelle les catholiques ne sauraient prêter une trop grande attention. Cette propagande antichrétienne est d'autant plus dangereuse qu'elle se fait auprès de la jeunesse, sous les apparences de la neutralité et sous le prétexte de développer les connaissances scienliliqucs des enfants du peuple.

En beaucoup de communes ^, l'instituteur, comme on l'a écrit avec juste raison, est devenu ranti-curé. Et l'institutrice, trop souvent, est animée des mêmes sentiments. De sorte que l'école primaire est, en maintes localités, un foyer de propagande anticatholique. Il nous serait facile d'en donner des preuves nombreuses. Sans doute, nous Tavons dit et nous tenons à le répéter, beaucoup de maîtres et de maîtresses d'écoles s'efforcent de rester dans cette neutralité dont la loi leur fait une obligation. iMais, à côté d'eux, leurs collègues se livrent à une action anticléricale dont ils sont fréquemment récompensés par les pouvoirs publics.

Avec une activité qu'il est juste de reconnaître, alors même que l'on déplore l'esprit qui trop souvent Tinspire, instituteurs et institutrices ont su, depuis une dizaine d'années, créer, entretenir et développer un grand nombre d'œuvres post-scolaires qui finiront par prendre toute la population d'une commune comme dans un filet aux mailles serrées et la rattacheront étroitement à l'école, devenue le centre de la vie intellectuelle et morale de la collectivité.

On ne s'en cache point : on veut enlever à l'église paroissiale son magnifique et traditionnel caractère de maison commune. Jusqu'à présent, l'élément féminin constituait la partie la plus nombreuse, et la plus fidèle, de la société chrétienne. C'est de ce côté que se tournent de plus en plus les efforts de nos adversaires. L'antichristianisme veut faire la conquête de l'âme féminine, et il compte surtout sur les œuvres complémentaires de l'école pour opérer cette décisive conquête.

A quiconque penserait que nous cédons à un parti

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