Cf. G. Goyau, L'École d'aujourd'hui (Perrin, éditeur
LA CONQUETE DE LAME FEMININE. 6t
pris « confessionnel «, nous demandons simplement de lire l'un des derniers rapports qu'un inspecteur général de l'Université, M. Edouard i^elit, vient d'adresser au Ministre de l'instruction publique sur ICnsemble de ces œuvres et qui est publié intégralement dans le Journal officiel^ : on y verra que, parmi les préoccupations dominantes de son auteur, figure au tout premier rang le souci d'écraser renseignement libre et les institutions post-scolaires catholiques.
Par le ton du rapporteur, on peut juger de Tesprit et des tendances des œuvres qu'il étudie complaisamment.
Lisez plutôt (page 4208, 1'"* colonne) ce que M. Edouard Petit écrit à propos des patronages scolaires :
... Au vrai, les amis de l'école semblent enfin prendre conscience de leur rôle. Un mouvement s'est produit en 1902-1003, surtout parmi les Femmes d" œuvres laïques. Elles commencent à se grouper autour de l'école, à constituer des comités de dames qui entrent en rapport, pour Paris, avec la Coopération féminine, pour la province avec le comité de la Ligue de l'enseignement que préside M"« Jules Ferry.
11 est heureux que cet effort, que ces manifestations s'affirment au moment même où toute l'attention et toute l'énergie des comités directeurs des écoles libres se portent sur l'organisation et l'afTermissement des patronages congréganistes destinés soit à remplacer, soit à consolider les établissements en concurrence avec ceux de l'État.
On ne saurait trop signaler l'activité spéciale qui, à riieure actuelle, règne dans les patronages confessionnels et autour d'eux. L'opposition a compris quel parti elle pouvait tirer de ces organismes simples, s'adaptant en perfection au milieu, jouissant d'une indépendance qui permet d'exercer une influence profonde sur la jeunesse. Nul contrôle à redouter. Dans le patronage qui est couvert par la