Bulletin de VUnion familiale, août
volonté des parents et celle de l'enfant, il y en ait une (jui cède : en reculant la solution, on la rend plus difficile, puisque chaque jour le mauvais penchant s'enracine davantage.
Le mieux est donc de s'attaquer directement au mal. On en triomphe en ayant la décision prompte et irrévocable. « Quand vous n'avez aucune raison pour refuser quelque chose, accordez-la dès la première demande; si la décision contraire vous semble indiquée, ne revenez jamais sur votre refus, quelque insistance que mette l'enfant pour vous faire céder. Au bout de peu de temps, le bambin, reconnaissant que chez vous oui veut dire oui et que non veut dire non^ comprendra qu'il est inutile de dépenser sa voix et ses larmes pour n'arriver à aucun résultat et se tiendra tranquille. »
Savoir obtenir l'obéissance est une partie essentielle de la science de l'éducation. Il serait indispensable que les pères et les mères en connussent les éléments essentiels. Ce sont ces éléments que l'on a étudiés dans la quatrième réunion du Cercle d'éducation familialey où 1 on a recherché comment se faire obéir ^ .
Une première règle que l'on a reconnue excellente consiste à ne demander aux enfants que des choses possibles : que de parents ordonnent à leur fils de jouer sans se salir ou sans faire de bruit. Nous voudrions les y voir, ces bons parents.
Mais autre règle également capitale : il ne sullit pas de ne commander que des choses possibles, il faut encore commander le moins possible. « Il semble que certaines gens prennent plaisir à multiplier les ordres : « Paul, marche devant toi; presse le pas; lève « les pieds davantage; ne frôle pas le mur; ne t'ap-