‹ Initiatives fémininesChapitre 9 sur 94 · XX MISE AU POLNT · texte numérisé non relu

XX MISE AU POLNT

porte de faire observer, ajoute V Action, que si les ouvrières catholiques sont, presque toutes, groupées très étroitement en syndicats professionnels, les travailleuses laïques sont encore en très grande majorité isolées, livrées à leur initiative et à leur seule défense. » Il est malheureusement très exagéré de dire que presque toutes les ouvrières catholiques sont actuellement syndiquées ; toutefois, elles sont en voie de se grouper et nous éprouvons une joie particulièrement vive à saluer l'entrée de leur représentante au sein du Conseil supérieur du travail : c'est d'un excellent augure pour le syndicalisme chrétien.

Enfin, les diverses ligues féminines catholiques et l'Association catholique pour la Protection de la jeune fille, dont l'action est de plus en plus étendue et bienfaisante, se sont unies en un puissant faisceau qui, depuis trois ans, a pris un caractère international et dont les deux premiers congrès, à Madrid, en 1911, et à Vienne en 1912, ont présenté un vif intérêt au point de vue de l'orientation et de la coordination des efforts.

Cette revue, si rapide et si incomplète que nous l'ayons faite, nous contentant d'examiner quelques-uns des points traités dan& ce volume, nous permet cependant de conclure, avec M""^ Chenu, que, depuis douze à quinze ans, « la femme

Mlbt AL POINT. m

française s'est réveillée de sa torpeur sociale, bien que rien dans son éducation n'ait tendu à la môler aux affaires j)ul)liqucs ». C'est là assurément un fait caractéristique de notre t'poquo, mais non point de la seule société française, car nous constatons pareil éveil ot semblable attitude sociale chez les femmes catholiques de la plupart des autres pays.

18 février 1913.

INITIATIVES FÉMIMNES

Page 1