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6 centimètres cubes d’électro-mercurol. Lymphocytes assez nombreux dans le liquide céphalo-rachidien.
Pendant les deux jours qui suivent la ponction, douleurs fulgurantes très pénibles avec sensations de faiblesse dans les membre esinférieurs. Quelques maux de tête et quelques vertiges. Un peu de fièvre qui oscille, pendant quatre jours. entre 375 et 38°5 (axillaire). ;
Tant que durent les douleurs, le malade ne peut se livrer à ses exercices de rééducation, mais dès qu'il peut les reprendre, les progrès sont beaucoup plus sensibles ;. il a besoin d’être encore soutenu, mais les mouvements des jambes pour la marche sont beaucoup plus réguliers.
Les troubles urinaires sont combattus avec succès par les injections épidurales de cocaïne, répétées tous les vingt jours à peu près (formule de Sicard).
26 février. — Injection intra-rachidienne d’électromercurol, 5 centimètres cubes. Le malade éprouve, pendant quelques jours, après la piqûre, des douleurs aux membres inférieurs sous forme d’élancements, qui se succèdent presque sansinterruption. La température demeure entre 37°5 et 38 degrés pendant les quatre jours qui suivent l'injection.
24 mars. — Le malade ne perd presque plus ses urines, se tient même sur ses jambes et commence à marcher avec des béquilles.
15 mai, — L'amélioration s’accentue, puisque le malade peut marcher sans béquilles, en s'appuyant simplement d’une main à une rampe, mais à Sema: que son repos ne quitte pas le sol. ;
23 juin. — Injection intra-rachidienne d’électro-mercu-
rol, 3 centimètres cubes.Cette injection est suivie, comme
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les précédentes, de douleurs très fortes au bas de la colonne vertébrale et dans les membres inférieurs. Léger mouvement fébrile. Les élancements sont si douloureux que l’on doit faire une piqûre de morphine.
28 juin. — La température s’est abaissée progressivement à 37 degrés ; les douleursont disparu, la malade peut
se lever et peu à peu marche beaucoup mieux.
2 août. — Le malade s’aidant de deux cannes, parcourt d'assez longs trajets dans l'hôpital et descend même les
escaliers, pour se promener dans les jardins.
a septembre. — Revenu de faire une saison à Lamalou, le malade se trouve beaucoup mieux ; il peut faire des promenades en ville avec deux cannes.
15 décembre, — Quatrième injection intrarachidienne de 3 centimètres cubes d’électro-mercurol. Liquide céphalo-rachidien clair avec légère lymphocytose. L’injection est suivie, comme les précédentes, de fièvre légère, pendant quatre ou cinq jours, et s'accompagne de douleurs dans les reins et les membres inférieurs ; un peu de rétention d'urine. Mais les douleurs sont moins vives, et il n'y a ni nausées ni vomissements, à peine un peu de céphalée. |
Il y a nettement un effet favorable obtenu, puisque, après la disparition des phénomènes de réaction, les progrès du malade s’accentuent encore. Il peut se promener pendant une heure à une allure lente et avec une seule
canne ; ses yeux peuvent même quitter le sol sans qu'il y
ait dauger de chute.
Nous avons revu le malade dans le courant de cette année et l'amélioration a non seulement persisté, mais
s’est encore accentuée.
Lévy 9
AOL
Il se promène en ville avec une seule canne, descend et monte les trottoirs sans trop de peine, évite les obstacles et peut en un mot se servir de ses membres avec une telle aisance que sans prononcer le mot de guérison on peut bien dire que cette amélioration est certainement aussi
surprenante que profonde.