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une cavité réelle ; c'est, peut-on dire, un espace virtuel, un espace plus physiologique qu’'anatomique, assimilable à une séreuse normale, dont les deux feuillets seraient la dure-mère spinale d’une part, et le périoste vertébral de l’autre, tous deux se fusionnant au trou occipital ; mais cet espace diffère d’une séreuse vérilable puisque le revêtement endothélial manque.
Il contient, et c’est là le fait important, des veines abondantes qui représentent la surface absorbante de l’espace. Les veines, par leurs systèmes verticaux et horizontaux, cachent à peu près complètement la surface osseuse, communiquent par de nombreuses et fines anastomoses avec le. plexus péri-rachidien, et occupent dans le canal vertébral une place considérable.
La surface absorbante est très grande, et Cathelin a calculé qu’on pouvait l’évaluer à 768 centimètres carrés, alors que dans une injection hypodermiqué équivalente (4 à 5 eme.) elle ne serait que de 78 centimètres carrés.
De plus, d’après le même auteur, l’espace - épidural est très tolérant pour les substances liquides et on peut y injecter sans danger 170, 200 et même 230 centimètres cubes chez l'homme. M. Sicard prétend, au contraire, que l'injection de sérum artificiel poussée par voie sacro-coccygienne dans l'espace épidural, détermine déjà, à la dose dé plus de 10 centimètres cubes, de vives douleurs. :
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Instrumentation. — Pour injecter dans le canal sacré un liquide qui diffusera dans l'espace épidural, l’instrumentation est simple :
Une seringue de 5 centimètres cubes, une aiguille en acier ou en platine iridié, longue de 6 centimètres, large de7/r10 de millimètre, à biseau atteignant 3 millimètres. C’est tout. | . Technique. — Position du malade. — C'est la position de Syms qui est généralement adoptée. Le malade est mis en position latérale droite avec inclinaison ventrale. Les jambes sont fortement fléchies sur les cuisses, les cuisses sur le’ bassin, afin de tendre la membrane obturatrice et faire saillir les points de repère.
Points de repère. — Les points de repère sont au nombre de trois.
Deux constants sont représentés par les cinquièmes tubercules sacrés postéro-internes, visibles à fleur de peau chez les sujets maigres, faciles à trouver par le palper chez les autres. |
Le troisième point est formé par la dernière apophyse épineusé qui termine la crête sacrée. Ii peut manquer, être bifide, plat, saillant.
Pour repérer chez le vivant ces trois lubérosités, il suffit de suivre le procédé indiqué par Cathelin.
Le malade étant en position latérale, on suivra de l'index de la main gauche, l’avant-bras gauche |
reposant sur le dos, les saillies de la crête sussacrée dans la direction de la ligne épineuse ver-
tébrale, et ainsi jusqu'à ce que ce doigt tombe dans une dépression triangulaire à base fessière, le duigt sentant très nettement sur les bords les deux tubercules latéraux, c'est la dépression en marche d'escalier.
Ponction. — Les conditions aseptiques prises, on pratique la ponction, dont le lieu d'élection se trouve au sommet du V que forme l’hiatus sacré.
Premier temps. — Tenant l'aiguille de la main droite, oblique de 20 degrés sur l'horizontale, on perfore le tégument qui, tendu, est crevé comme une peau de tambour.
Deuxième temps. — On abaisse alors le pavillon de l’aiguille de façon à ne pas ponctionner sous la peau en dehors du canal, mais à introduire l’aiguille tout droit dans le canal. On a la sensation de pénétrer dans un corps mou.
En général, on ne rencontre pas de difficultés, mais él ne faut forcer en aucun cas. Il importe de rester dans un plan médian, sans dévier, et alors lon pénètre de toute la longueur de laiguille.
Il arrive que l’aiguille qui est entrée facilement bute à 2 ou 3 centimètres. On est tombé sur une saillie osseuse formée en général par la troisième vertèbre sacrée, au niveau de la face antérieure du canal.
Il suffit de pratiquer la manœuvre du bras de levier externe : retirer l’aiguille de quelques millimètres, appuyer très fortement sur elle avec la pulpe de lPindex gauche au niveau de la membrane
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obturatrice sacrée, et pousser doucement le pavillon. En fléchissant le plus possible le bras de levier externe de l'aiguille, on a dégagé un peu sa pointe qui franchit alors facilement le cap de la troisième vertèbre sacrée. Chez l'enfant, la technique est la même ; au lieu d’enfoncer l'aiguille de 6 centimètres, on ne pénètre que de 3 ou 4 centimètres, pour ne point blesser le cône dural.
‘ Injection. — L'’injection se fait lentement, et si l’on est bien dans le canal sacré, le liquide s'écoule facilement. De plus, il ne se produit pas la boule d'œdème que produit l'injection hypodermique. 7
Incidents. — Parfois les injections sont indolores. Mais c'est là un fait exceptionnel lorsqu'on. injecte dés sels mercuriels. En général ie malade éprouve une sensation de meurtrissure de la région lombaire ; de l’engourdissement des membres inférieurs, et même une vraie paralysie, mais de courte durée. En outre, ainsi que le premier l'a bien montré, Scherb (d'Alger) (1), il existe le plus souvent de la pollakiurie douloureuse. Ce sont des douleurs ressemblant à la névralgie du honteux interne ; en somme il y a selon toute
vraisemblance un peu de névrite des radicules
allant au col de la vessie et à l’urètre. TRS