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IX de Cernai, assiège se que les quatre murs, des crucifix, les soldats les pilons pour broyer luisine. Leurs chevaux itels : eux-mêmes, après 1 Christ d'un casque et es percer de coups de uins qui servent au jeu
s 1 La guerre dont le ipérait par l'emploi de i avait beau les excomplaisir spécial à souiller er à leurs ravages une é les prohibitions et les omtes de Toulouse, de icomtes de Béziers, les )ouvaient se passer de 3 lien vassalique était si [ue les obligations mililées par la loi des fiefs procurer les forces dont quer ou se défendre. Le aire. L'Église ne Ta pas dans ces pillards à la lérétiques payés pour la trompait. Dans quelque
LA FRANCE DU MIDI ET l'OPPOSITION RELIGIEUSE 27
partie de la France où il se promenât, le routier, impie par profession, commençait par aller droit aux églises et aux couvents dont les trésors Tatti- \ raient.
, Le noble, avec ses convoitises brutales, n'était ^
• pas le seul ennemi du clerc. Comment les bour- ;
geoisies auraient^elles pu croître et se rendre • indépendantes sans déposséder les seigneuries qui < tenaient les villes, évêchés, chapitres et abbayes? Leurs conflits de juridiction et d'intérêts avec |
^ ' l'Eglise aboutissaient à des crises aussi violentes. / En 1167, les habitants de Béziers, après avoir assassiné leur vicomte, se jettent sur leur évêque et lui cassent les dents. En 1194, les bourgeois de Mende mettent le leur à la porte. En 1195, les gens de Capestang sont excommuniés pour avoir jeté en prison et rançonné l'évêque de Lodève. Et trois ans après, les bourgeois de Lodève; pillaient le palais épiscopal et forçaient le même évêque, le couteau sur la gorge, à leur donner des libertés.
Partout où seigneurs et bourgeois guerroyaient avec le clergé, ils accueillaient d'enthousiasme ces gens qui venaient, au nom d'une religion nouvelle ou d'un idéal de moralité supérieure, combattre le catholicisme et travailler à prendre sa place. Le prêcheur cathare ou vaudois se présentait comme un auxiliaire inespéré. Bientôt l'attrait de l'inconnu et le dilettantisme s'en mêlant, il fut de
villes, voriser
haute, iliques.
une de rouvait rtes de s et de iir, Esamiesy Guilae plus omage, a. Elle jurer, à harnel, îligion.
no$ter, ent un sistants iennent le paix, ard par
a chro- 5 moine er mon
fils parmi vous, » disait-il aux hérétiques toulousains. Il assurait qu'il donnerait bien cent marcs d'argent pour qu'un de ses chevaliers pût se convertir à leur croyance. Il acceptait avec plaisir tous les cadeaux des sectaires ; on le voyait se prosterner devant leurs ministres, leur demander de le bénir et les embrasser. Un jour qu'il attendait avec impatience des soldats qui n'arrivaient pas : a II est clair que c'est le Diable qui a créé le monde, car rien ne s'y fait comme je le voudrais ».. Il affirmait à l'évêque de Toulouse que les moines de Cîteaux ne pouvaient pas être sauvés « parce que leurs ouailles étaient rongées de luxure ». Il osa convier cet évêque à venir la nuit dans son palais assister au prêche des Albigeois. Un jour qu'il se trouvait dans une église pendant la messe, il ordonna à son bouffon de mimer les gestes du prêtre, au moment où celui-ci, tourné vers le peuple, chantait le Dominas {^obiscum. Parlant enfin d'un hérétique qui habitait Castres, mal vêtu et affreusement mutilé : « J'aimerais mieux être cet homme, dit-il, que me voir nommer roi ou empereur ».
On citait des faits plus graves. Un hérétique de Toulouse avait souillé l'autel d'une église et commis d'immondes sacrilèges. Il disait tout haut que, lorsque l'officiant à la messe prend l'hostie, son corps n'absorbe qu'un démon. Ârnaut-Amalric,