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LE PAPE RECHERCHE LA MÉDIATION DE VENISE

cette affaire comme terminée, sans qu'aucune excuse eût été faite de Ja part des Vénitiens L'ambassadeur me répondit aussitôt, que l'on devait déclarer qu'elles satisfactions on voulait. Ayant parlé à Hocher de tout cela, il m'a dit qu'on avait décidé de ne pas toucher à la question fondamentale de la liberté du Golfe, de répondre par des phrases équivoques et de penser seulement à la réparation de l'offense. Pour cela, il aurait été très facile de s'entendre avec les Espao-nols; mais tout d'abord il y avait résistance, surtout à propos de Nani, déjà refusé. En conséquence, la personne du médiateur devrait être chang-ée, car il était nécessaire qu'il fût agréé par tout le monde. L'ambassadeur m'a promis d'en écrire à Yenise » (1).

Et, en effet, le cardinal lui avait écrit, le 7 novembre, ordonnant de s'enquérir auprès des ambassadeurs de Venise et d'Espagne, s'ils étaient disposés à appuyer auprès de leur gouvernement respectif l'arrangement qu'il avait proposé au sujet (les derniers faits, qui avaient eu lieu dans le

(1) Mais, Mgr Airoldi, nonce à Venise, écrivait à Cybo, le 24 : « Lorsque l'ambassadeur de Venise engagea Bonvisi à s'intéresser en vue d'un accommodement entre la République et la maison d'Autriche, il agit de sa propre initiative; il fut désapprouvé par le Sénat et se trouva embarrassé, lorsque Bonvisi lui en parla plus tard. Moi aussi, ajoutet--il, j'ai été prié, sachant ce qu'avait dit l'ambassadeur à Vienne, d'abonder dans le même sens et d'en écrire à S. S., et j'écrivis en effet au cardinal Altieri, qui me répondit d'observer, d'écouter et d'en réfjérer. Ici on prétend désirer un ac commodément, mais personne n'en parle au Sénat, qui veut temporiser, comme c'est sa coutume, et ne prendre de résolution que selon l'opportunité. Il est possible aussi que cette attitude expectante du Sénat ait pour motif ce fait : que les affaires des Espagnols ne marchant pas très bien ils ne sont pas à craindre. C'est pourquoi je crois difficile que l'on avoue ses torts et que l'on consente à donner satisfaction ».

Golfe. « Sans entrer, ajoute t il, dans le fond ni dans les anciennes raisons de la question, V. S. Ill.me ne doit pas né- ^lij>-er de faire en sorte que la République de Venise puisse être admise à la médiation de la paix, et d'aider celle de S. 8. inspirée du désir non seulement d'avoir une main amie pour collaborer à cette œuvre difficile, mais encore de voir la République prendre sa part d'un si grand mérite et conserver le reflet de son ancienne gloire; que si Y. S. Ill.me trouve le ministre vénitien plus scrupuleux que de coutume, comme nous le fait présumer sa manière de raisonner sur cet arrangement, qu'elle laisse Dieu mûrir l'aflfaire, car S. S. ne pourra faire autre chose qu'offrir son action et celle de ses ministres pour qu'on arrive à un arrangement ».

Le 21, cependant, il ajoute que le peu de dispositions de Venise pour un accommodement avec l'Espagne touchant le Golfe n'attiédit pas le zèle de N. S. en vue de faire disparaître cet empêchement, aftn que la République puisse être médiatrice entre les Couronnes.

Le 22, Bonvisi écrivait, à son tour, à Cybo:

Doppo i discorsi che sotto li 18 del passato scrissi à V. E. di haver tenuti par facilitare la mediazione délia Répnblica di Venezia, hô sempre mantenuta la pr.atica, non perdendomi d'animo, ancorche l'Ambasciatore di Venezia mi parlasse con tante riserve, che non potevo distinguere la sua intenzione, perché mostrando di desiderare l'effettuazione délia mediazione. non voleva poi nel punto délie sodisfazioni pretese dà gl'Austriaci, esplicarsi, e solo diceva, che haverebbe senti to, e «referito al Senato, con chè si sarebbe andato all'infinito senza concluder niente, e più tosto si sarebbero accresciute le diffidenze col trattare fra' di loro di dette sodisfazioni. Havendo pero conosciuto che gl'Austriaci si contenterebbero di non parlare del punto principale sopra il Mare Adriatico, ma solo dell'ultimo successo, rappresentai all'Ambasciatore di Spagna, quanto importa va l'effettuazione délia mediazione délia Republica, per aiutare il Ministro pontificio in quelle cose, che

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