LE NONCE MÉDIATEUR POUR LES CATHOLIQUES
Sig.'' Conte sudetto la doglianza, e trovato sospetto del reato un suo garzone di stalla, l'hà questa mattina fatto consegnare à Sig.^^ Inglesi perché rinvenendolo reo lo faccino severamente castigare. E con ciô ratificando à V. E. la mia venerazione ecc.
Le 20, Cybo lui déclare, «que si les médiateurs anglais se montrent répulsifs envers Y. S. d'autant plus, elle doit s'éloigner d'eux; et que s'il lui est indispensable de traiter, elle laissera comprendre qu'elle agit de sa propre volonté, sans l'approbation de Rome. Y. S. a été envoyée à Mmègue pour procurer la paix entre les puissances catholiques, et pas pour s'occuper des intérêts des protestants. »
Le 2 juillet, Bevilacqua écrit qu'il y a grande ditîiculté à faire admettre le duc de Lorraine au Congrès, parce que Colbert prétend qu'il n'y a qu'un duc de Lorraine, le roi de France, et qu'il ne considère l'autre que comme prince Charles (1).
Et, le 9, il lui répond:
Il commandamento prudentissimo per ordine di N. SigJ® impostomi daU'Em. Yostra di non fare in materia di trattamento con i minisfcri de principi résident! al Congresso alcun passo, ô formalità, .che non sia regolata dall'esempio de' rappresentanti délie corone cattoliche viene da me, in tal maniera inteso, che basti l'esempio de gl'ambasciatori d'una délie parti, poiche altrimenti non conoorrendo per la diversità degl'interessi, e de i fini ambedue sempre ne medesimi sentiment! anco in riguardo del cerimoniale. mi renderei adherendo alla parte, che nega, troppo odioso à quella, che concède, oltre che la facilita del mediatore deve esser maggiore di quella degl'altri principi, et il Siri attesta
(1) Le 4 septembre, « Cybo informe Bevilacqua, que le duc de Lorraine a supplié S. S. d'user de son influence en sa faveur; que N. S. maintient pour ce prince Taffection paternelle, qu'il est très disposé à l'aider mais dans la mesure compatible avec son rôle de médiateur ».
liaver pratticatocosi il Nunzio apostolico cel congresso di Munster; Il che ho stimato di dover accennare à V. E. accioclie quando m'ingannassi neirinterpretazione délia mente di S. S>^, si degni la bontà di Y. E. d'avvisarmene più precisamente per togliermi d'errore giache presentemente havendo il ministro di Lorena assunto il carattere di plenipotenziario, mi lascia tempo di consultarne la sua prudenza. Mi faccio con taie occasione lecito di supplicare V. E. a procurarmi costà copia di quella parte del Diario délia fel. mem. d'Alessandro 1°, clie concerne il cerimoniale. Il Sig.'" Cardinal Chigi me lo hà benignamente offerte, ma col patrocinio délia sua autorità. Lo riceverô più speditamente, e mi sarà di grand 'aiuto nel progresse del Trattato. E con ciô humilmente a V. E. m'incliino. ecc.
Quant à savoir si Bevilacqua pourrait^ comme médiateur, traiter avec les princes hérétiques, ainsi que l'empereur paraissait tant le désirer (1), Cybo écrivait à Eonvisi, le 19, « qu'au Congrès Bevilacqua devait se borner, en fait de
(1) Le 11, le nonce l'avait informé « que S. M. lui avait dit qu'il faudrait que Bevilacqua pût être médiateur même pour les hérétiques ; que l'empereur n'était pas content que l'Angleterre fut la seule à traiter avec eux, car les affaires étant très compliquées il est difficile de les écarter d'autant plus que la grande partie des traités devrait passer par les mains de l'Angleterre; ainsi S. M. a ordonné à ses plénipotentiaires à Nimègue de dresser deux copies de tous les actes, une pour le nonce, l'autre pour l'Angleterre; et a fait écrire aux princes non catholiques d'Allemagne de recourir au nonce en leur promettant de chercher à obtenir le consentemente du pape. J'ai trouvé pourtant difficile, continue Bonvisi, que N. S. puisse adhérer à ce désir car il finirait par reconnaître la laïcisation de tous les évêchés allemands cojitre laquelle le Saint-Siège a protesté à la Paix de Westphalie ». L'empereur ne s'est pas borné à en parler à Bonvisi, mais, à différentes reprises, il en a encore entretenu le pape par le cardinal Pio.