‹ Innocent XIChapitre 125 sur 290 · CYBO DÉMENT LES INTRIGUES ESPAGNOLES · texte numérisé non relu

CYBO DÉMENT LES INTRIGUES ESPAGNOLES

ogni sua gloria al pubblico bene, non permettere che nel suo ministre venga pregiudicato il rispetto doviitole etc.

Le 18, Cybo répond au nonce « qu'il n'est pas vrai que l'ambassadetir de France ait proposé à celui d'Espagne de traiter de la paix à Rome; c'est au contraire l'espagnol qui l'a proposé au français. Lorsqu'on en parla, personne n'y fît attention; et, en tout cas, Y. S. 111. me aurait été la première à en être informée si la chose était sérieuse» (1). Le 24 Je nonce écrit: «les Espagnols sont résolus à ce que je fasse appel aux Français pour négocier la paix ; mais les Impériaux se montrent hésitants. » Et, le P^ octobre, Bevilacqua annonce qu'il y a eu réunion des ambassadeurs de Tcmpire et d'Espagne, mais qu'on a fini par trouver que le moment pour les négociations n'était pas opportun voyant que la France ne veut pas restituer L'Alsace.

Le 9, Cybo lui répète que si on lui parle de la coadjutorerie de Cologne il doit répondre « que ce n'est pas le moment de s'en occuper, car cette question pourrait toucher la politique, bien que de caractère ecclésiastique, et rendre encore plus difficile l'accomplissement du désir de S. S. de consoler l'empereur; laissons au temps le soin de la mûrir » (2).

(1) Le 27 août, Bevilacqua écrivait que Los Balbases avait communiqué aux coalisés catholiques que l'ambassadeur d'Espagne à Rome ayant été chargé par son collègue de France de négocier à Rome sous la médiation du pape il en avait écrit au roi, et que S. M. lui avait répondu qu'elle entendait continuer à traiter à Nimègue.

(2) CybO;, le 20 novembre, l'approuve sur ce qu'il répondit à Gurgh à ce sujet. Et, il ajoute que « dans l'accomplissement de ses fonctions la prudence est nécessaire; qu'il ne peut accepter d'écrire à Rome d'afîaires de ce genre, de manière à les faire résoudre, mais qu'il doit plutôt se borner à consentir à en donner connaissance, pouvant répondre, comme il fit: que V. S. a la consigne

Le 14, Cybo mande à Mellini: « Si, pour notre malheur, la conclusion de la paix devient impossibile, le pape croit qu'il faudrait obtenir une suspension d'armes, afin de mettre l'Italie à l'abri des surprises des Turcs, qui font de grands armements. S. S. en a déjà parlé à l'ambassadeur de France qui a promis d'en écrire à son roi. Que V. S. tâche de savoir ce que pensent le roi et Don Juan de cette éventualité ».

Le 15, Bevilacqua, annonce à Cybo que les Impériaux approuvent que les Espagnols traitent de la paix avec les Français par son entremise (1); «je vois les Espagnols mieux disposés; ils n'insistent plus beaucoup sur la restitution de la Bourgogne et même de quelque autre place; ils paraissent n'avoir plus d'espoir dans les événements, et bien moins d'être aidés par la Hollande et Orange; ils craignent même qu'Orange traite avec la France pour son compte et négocie une ligue entre la Hollande, l'Angleterre et la France. »

La voix publique, à Rome, accusait le cardinal Pio de Savoia, protecteur des Etats de la maison d'Autriche et représentant de l'empereur près le Saint-Siège, d'être magna pars^ dans les agissements du marquis del Carpio. Et, tandisque, le 16, Cybo annonce à Bonvisi que S. S. prendra eu examen la proposition contenue dans les lettres impériales

de ne pas se mêler des affaires qui sont du ressort du nonce dans le district duquel dépend l'affaire ; ajoutant aussi qu'on lui a enjoint de ne s'occuper d'autres affaires que de la paix ou de matières indifférentes. V. S. connaît bien du reste le motif de cette prudence; comme aussi qu'elle doit faire attention ea accordant des grâces parceque si on les divulgue on peut être accusé de partialité. » Et le cardinal conclut qu'en « répondant à Gurgh aussi pour Fûrsteuberg, il aurait dû lui citer les questions touchant Brixen et Trente dans lesquelles le Saint-Siège ne peut pas obtenir justice. »

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