‹ Innocent XIChapitre 144 sur 290 · CYBO RECOMMANDE LA PRUDENCE AU NONCE · texte numérisé non relu

CYBO RECOMMANDE LA PRUDENCE AU NONCE

trêve soit prorogée. Et enfin de sauver ce qu'il peut, car ne pouvant obtenir la paix générale, qu'on l'ait au moins en partie; ne pouvant avoir le tout il ne serait pas bien d'en laisser perdre une partie. Et, dans la seconde, il répond :

Non è da maravigliarsi, che i plenipotentiarii Francesi vogliano secondare i sentimenti benche poco ragionevoli del mediatore Inglese mentre ciô conferisce all'intento del Rè loro, d'obligarsi ringhil terra, in tempo che importa tanto d'haverla propitia. Le opposition! pertanto che essi hanno fatte alla plenipotenza del Marchese délia Fuente haverebbero potuto forse esser da V. S. 111."^* considerate corne interesse proprio délia Francia e non corne torto che si facesse alla mediatione pontificia in comparatione dell' Inglese. Prescindendo ella da questa consideratione non necessaria haverebbe potuto secondo il solito suo, e seconde l'esigenza del suo ministero riferir semplicemente agli Spagnuoli le difficoltà che facevano i Prancesi senza impegnarsi ad altra insinuatione o far atto che potesse essere interpretato per dichiaratione à favor del Marchese. Queste cautele pratticate da V. S. 111."^»^ felicemente in tutto il corso délia sua dimora in Nimega, pare che hora più che mai sia tempo di porle in uso sperandosi vicino il frutto délie fatiche nella conclusione délia pace, m gratia délia quale conviene ancora di dissimular moite cose. Spero che a quest'hora il tutto sarà aggiustato felicemente, essendole già riuscito d'indurre i plenipotentiarii di Spagna ad emendar la plenipotenza nella forma desiderata. Nel rimanente S. S.*^ non giudica bene di farne alcun motto con questo ambasciatore, ne di dare inditio alcuno di recarsi ad offesa il modo tenuto da cotesti plenipotentiarii Francesi per le ragioni accennate etc.

Et, à cette date, Bevilacqua aussi lui écrit deux dépêches; dans la première, il l'informe que, contre son attente, les Anglais ont modifié leur attitude, mais que toutefois il se tient sur la réserve. Et, très content de tout le monde, il annonce que la chapelle, qui se construit dans le jardin, sort déjà de ses fondations; qu'un passage donne accès sur la rue et que sur la porte de sortie il a fait placer

récusson papal ; qu'il peut circuler dans la Yille en habit pavonazzo, et il termine en disant que l'on fait preuve d'une grande vénération pour N. S. Et par, la seconde, il lui envoie la copie du projet de traité de paix présenté par les Hollandais aux Français, avec la réserve qu'il restera à traiter des questions relatives au commerce, et pour lesquelles on ne prévoit pas de difficultés, seulement il faut voir ce que dira l'Espagne et si les intérêts du prince d'Orange n'y mettront pas des entraves. Et le nonce ajoute^ qu'il s'est borné à recommander aux Espagnols, qu'en restituant Maastricht on n'oublie pas d'imposer le maintien de la liberté pour les catholiques; que cette même recommandation avait été faite par le nonce de Cologne à Munster.

L'indécision de l'empereur, alors que l'on commençait à s'entendre, préoccupait le pape, et il ne négligea rien pour l'amener à se décider au seul parti qui fût pratique. « De Nimègue, écrivait le 25, Cybo à Bonvisi, vient le bruit que l'empereur refuse de collaborer à la conclusion de la paix entre la Hollande et la France ; Y. S. Ill.me doit tâcher de persuader S. M. d'y contribuer, car cette paix comportera une trêve pour les coalisés; et que, tout au moins, ce n'est pas à l'empereur d'empêcher l'Espagne de faire la paix avec la France, soit parce que, tant que la guerre continuera en Flandre, on verra aussi se continuer les scandales et les sacrilèges des hérétiques, entre les mains desquels il est convenu de laisser les forteresses, ce qui leur donne l'occasion de se mêler aux catholiques; soit parce que les Espagnols, n'ayant plus en Flandre des moyens de se garantir, se résignent à perdre ce qui leur reste sans que l'Allemagne ait à y gagner, tandis que, en se libérant de la guerre, ils pourraient aider l'empereur ».

Le 30, Cybo engage Bevilacqua « de faire en sorte que l'on ne donne pas une importance excessive à l'arrivée du cour-

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