TOUT TOURNE À LA GUERRE
taggi délia E-eligione Cattolica e proteggere quel fedeli che con occasioiie del Congresso ricorrono al patrocinio del Ministre Apostolico. Tra tanto d'ordine di S. S. ho spedito corriere a Mons. Nunzio in ^'ienna per veder d'indurre l'Imperatore a contentarsi del temperamento sudetto non dubitandosi dell'approvatione degli Spagnuoli. E quando se ne contenti gli ho ordinato di avvisarne per corriere Mons. Bevilacqaa gia che le cose si stringono ogni di più. V. S. IlLma dunque si lasci pure intendere opportunamente e senza affettarne l'occasione : che appresso S. S. non vagliono niente i rispetti délia gloria humana, e che più tosto gli servono di freno che di sprone, riponendo ogni sua dignità e grandezza nella Croce del Signore et in sodisfar virilmente al suo debito.
« Le refus de la France de céder les places à la Hollande avant que la paix soit conclue avec la Suède, écrit Bevilacqua à Cybo le 15, a fait chang-er la situation et tout tourne à la guerre; à La Haye on nég'ocie pour former une ligue avec l'Espagne, dans l'espoir de pouvoir s'unir à l'Angleterre, avec la clause de ne conclure la paix que tous unis afin qu'aucune des trois puissances ne soit abandonnée». Et il ajoute que l'incident De la Fuentes est arrangé (1).
Le 16, Cybo écrit encore à Bevilacqua que de Paris est arrivée une lettre annonçant que l'on n'a même pu obtenir de Pomponne que les plénipotentiaires attendissent de con-
(1) Le 22, Bevilacqua lui mande qu'il paraît que le très-chrétien va changer d'avis, si la Suède renonce à la prétention d'être aidée jjar la France à récupérer les places perdues ; mais le roi voudrait qu'elle cédât quelque chose au Danemark, au Brandebourg et à d'autres princes allemands, et cela pour ne pas trop apporter de changement à la paix de Munster... En ce qui touche l'évacuation des places de la Hollande, les Français proposent que le roi se retire de quelques unes, et en donne d'autres en garde à l'Angleterre. Et le nonce dit en terminant, qu'il a le regret de constater que le différend pour le bref a été divulgué.
naître les réponses du nonce. « N. S., ajoute-il^ regrette que Varese se soit donné tant de peine pour une affaire que S. S. n'a jamais eue à cœur, ayant toujours en vue le service de Dieu sans autre préoccupation ; et Y. S. est témoin qu'on lui a ordonné en différentes occasions, d'agir en sorte que les affaires se concluent. Elle doit se rappeler les démarches faites à Vienne par S. S. pour arriver à un arrangement; que V. S. fasse une ample déclaration sur les intentions de N. S. sans craindre que cette exclusion diminue en rien l'agrément du pape pour ce qu'a fait V. S. et qu'elle continue à s'occuper pour qu'on fasse la paix, même si elle en est exclue » (1).
Et, le même jour, il informe Bonvisi que Varese a écrit que le roi très-chrétien, sous prétexte qu'il faut beaucoup de temps pour décider sur la question du bref, ne veut pas que, dans l'instrument de paix, on parle de la médiation pontificale. « Désormais donc, et puisque l'instrument est peut-être déjà souscrit, il n'est plus nécessaire que V. S. Illme parle sur la modification du bref. Elle peut toutefois exhorter plus fortement S. M. à la paix ».
Le 20, Cybo écrit à Varese:
« È giunto del tiitto nnovo a S. S. quello clie Y. S. Illnia avvisa lia'verle detto il Sig. Di Pomponne, toccante la [.ersona di Mons. Bevilacqua che egli habbia asserito di aver promesso di sodisfare li Sigg. Plenipotentiarii Francesi nella formula del B;-eve per la média tione délia pace in cui debba esser nominato
(1) Et le lendemain, il lui recommande encore de la prudence en traitant avec les anglais et les ministres des princes protestants, et que, plus ils se montrent peu enclins à la déférence envers Y. S., d'autant plus elle doit les « confondre » en ne laissant voir aucun dépit et en parlant d'eux plutôt favorablement. De cette manière on finira par les obliger à abandonner tout res- S3ntiment contre elle et peut-être à l'estimer, ce qui peut avoir de bons résultats.