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AUCUNE AMÉLIORATION POUR LES CATHOLIQUES

pas Bevilacqua de continuer jusqu'au bout sa tâche de médiateur, afin de pourvoir, avec ia conclusion de la paix, aux avantages de la religion catholique. Il doit aussi satisfaire au grand nombre de ceux qui recourent à son intercession en ce congrès. C'est là le but principal pour lequel N. S. l'a envoyé à Nimègue, et pas du tout le désir d'acquérir la gloire d'être le médiateur de la conclusion de la paix ».

Les espérances du pape, que de ces négociations sortirait une amélioration pour les catholiques dans les pays protestants^ ne semblaient pas pouvoir se réaliser aisément (1).

Et le 14, Cybo répond encore à Bevilacqua «qu'il ne doit traiter avec les hérétiques, que dans les cas où il peut en découler des avantages pour la religion catholique; de même que V. S. ne doit non plus s'ingérer dans ce qui touche à la paix de Munster, et si les Autrichiens en parlent, elle pourra répondre qu'elle en écrira à Rome ».

Le 21, Bevilacqua écrit qu'en attendant la décision à propos du bref facultatif, il cherche des prétextes pour jus-

(1) « Même si l'on fait la paix, écrivait Bonvisi à Cybo le 24 juillet, on ne voit pas de quelle manière on pourra aider les catholiques qui vivent dans des pays protestants. On ne traite pas de cette paix par des négociations, mais par une intimation absolue de l'accepter sans tolérer que les conditions en soient discutées. Les princes hérétiques abandonnent l'empereur ou en sont abandonnés, de sorte qu'ils seront toujours plus mauvais envers les catholiques. « Si les coalisés du Nord conservent tout ou partie de leurs conquêtes, on arrêterait avec l'évêque de Munster et le consentement de l'empereur, un règlement visant les biens ecclésiastiques en possession des hérétiques et usurpés en 1624, en dépit de l'instrument de paix, par les Suédois dans les provinces qui leur furent cédées par le traité de Munster. A présent il n'y a plus moyen de négocier avantageui^ement pour les catholiques, parce qu'il faut ou accepter la paix imposée par les Français ou continuer la guerre ».

364 liA MÉDIATION DU PAPE AU CONGRÈS

tifier sa renonciation à être nommé dans le traité, parce que les hérétiques y sont mêlés, qu'il y est question de la médiation an^^laise, ou encore parce que les Hollandais ont conclu un traité séparément, les Anglais ne voulant pas y paraître pour ne point laisser voir que les Hollandais ont approuvé un projet proposé par l'Ans^leterre. Le traité avec l'Espagne est négocié entre les deux Couronnes, car les Espagnols ont toujours déclaré vouloir deux traités séparés... Et il ajoute, que c'est la certitude que l'Angleterre aurait déclaré la guerre, qui a décidé le roi de France à conclure la paix avec la Hollande, car celle-là avait fait savoir que la guerre aurait lieu si pour le 10 le pacte n'était point souscrit (1).

Bonvisi informe Cybo, le 28, qu'il vient d'arriver de Nimègue un courrier portant que les Hollandais ont signé la paix avec l'Espagne, et que cette nouvelle a beaucoup ému la Cour. « M'étant ensuite rendu chez l'empereur, j'ai dit à S. M.: que si j'avais la liberté de parole je lui parlerais au sujet de cette paix, et, comme il me l'accorda entièrement, je lui ai exprimé de nouveau l'avis qu'il devait absolument faire la paix lui aussi. Je lui ai fait remarquer qu'on n'agit pas contre l'Allemagne en restituant les places reçues à la suite de la j)aix des Flandres; autrement toute l'armée ennemie, qui se trouve en Flandre, pourrait s'unir

(1) Le 27 août,' Cybo lui répond touchant la demande de Mgr Grurgh pour avoir la grâce de pouvoir célébrer la messe en portant une perruque modeste; qu'on ne connaît qu'un seul cas de ce genre, et c'est celui du cardinal de Hesse lequel — et je le dis à V. S. à titre de simple notice, écrit Cybo — n'a plus un seul cheveu, et en outre il souffre de maux de tête causés par des humeurs. Toutefois le pape, prenant en considération un si digne prélat, lui concède la grâce.

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