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LE NONCE MAINTIENT SON REFUS

par un article séparé, semblable au 17^ du traité de paix avec la Hollande, de tenir ouvert le protocole durant six mois pour y comprendre les autres alliés et amis. Par cet expédient on a évité de nommer le Saint-Siège et le pape, avec l'intention de ne pas accoler K S. avec le roi d'Angleterre. Et pour suppléer à cette lacune, il a été décidé que dans l'acte que le roi de France et le roi d'Espagne feront pour nommer les princes qui doivent jouir de la paix, on pourra adjoindre le pape et le Saint-Siège en premier lieu, avec l'expression du respect filial que l'on doit justement à S. S., pour la vive sollicitude déployée par elle en faveur de la paix... Quoique S. B. ne fasse aucun cas de ses convenances personnelles, ni de la gloire terrestre et que, de telle sorte, il m'est défendu de prendre en aucune manière des engagements à ce propos, je n'ai pas voulu toutefois manquer d'informer V. S. lUme de ce qui a été dit ici, particulièrement par Colbert, afin qu'elle soit renseignée sur la situation du Saint-Siège». Et il envoie la même information à Cybo,

Et, le 24, le Cardinal mande à Bevilacqua: « Varese m'a écrit que, d'après le conseil de Y. S. il a prié Pomponne de faire en sorte que les plénipotentiaires français n'aient pas à parler aux Autrichiens de la question du bref. Cela m'a beaucoup surpris, car dans mes dépêches j'avais ordonné à Y. S. de ne plus parler de cette affaire; et quant à l'offense qu'elle aurait pu impliquer visà-vis de l'empereur, ce n'est pas à Y. S. de la relever (ri-

rapport du 19, le nonce écrit que les ambassadeurs hollandais, quand ils négocient avec leurs collègues français et espagnols, ont la précaution de tenir ceux de France dans une salle et les Espagnols dans une autre, et ils vont d'une pièce à l'autre pour référer au sujet des demandes et des réponses; et cela pour éviter que l'on mette trop de chaleur dans la discussion.

battere), laissant cette tâche à qui elle revient. V. S. devra par conséquent faire silence là dessus ».

Le l®"" octobre Cybo répète à Bevilacqua: «J'ai déjà ordonné à V. S. de ne rien faire pour signer l'instrument de paix, et que même elle doit se récuser si on lui offre d'y intervenir, car K S. ne veut pas que les honneurs mondains aient une part dans ce qu'il fait. Dans un seul cas le pape lui permet de signer, et c'est si un des princes intéressés, en le lui offrant, montrerait du déplaisir de son refus ». Quant à protester contre le maintien de la paix de Munster, du moment qu'il n'est pas question de nouveaux attentats aux choses sacrées, il ne paraît pas nécessaire de renouveler la protestation, et là-dessus Cybo se réserve d'écrire de nouveau; mais il engage le nonce, lorsqu'il s'agit de faire des changements à ce que possèdent les églises, ainsi qu'il en est de Dinant enlevé à Liège, de chercher au moins à ce que Ton demande l'approbation apostolique.

Le 8 octobre, Cybo lui envoie la copie de deux protestations: la première vise le traité entre l'Espagne et la Hollande, et l'autre celui entre l'empereur et la Couronne de Suède, l'un et l'autre préjudiciables à l'Eglise. «Et Y. S. devra, en protestant, prendre en considération la différence u lieu, se trouvant dans une ville hérétique, et que l'on conclut une paix à laquelle ont intérêt ses maîtres. Il semble que la protestation contre le traité avec la Hollande, devrait se faire tout de suite, car il y a matière préjudiciable à la religion et sans attendre la conclusion de celui avec l'empereur; mais il suffira de protester sur quelques points auprès des plénipotentiaires de France et d'Espagne; que si dans le traité de la Hollande, il n'y a que la restitution de Maëstricht, quoique dans les anciens termes oii elle se trouvait auparavant sous les Hollandais, il semble qu'il y aura matière à protester, parce qu'elle passera toujours des mains

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