‹ Innocent XIChapitre 163 sur 290 · CYBO ORDONNE À BEVILACQUA DE PROTESTER · texte numérisé non relu

CYBO ORDONNE À BEVILACQUA DE PROTESTER

à les persuader d'attendre l'arrivée à Paris de rinstrument de la paix; en effet, Pomponne a répondu que, quoique le roi n'en eût ])as encore connaissance, toutefois il les avertissait que le traité sera approuvé. Je ne vois, jamais conclut-il, les Français sans leur recommander l'évêque de Munster ; ils se montrent bien disposés à l'aider, mais au lieu de lui donner les territoires suédois, on préférerait le voir lié avec la France, et alors on lui donnerait un subside en argent pour l'entretien des troupes; il paraît pacifique et peu enclin à la guerre et pour cela il a plutôt besoin d'avoir un allié qui le fasse respecter des voisins».

En attendant, Cybo avait écrit à Bonvisi, le 18: «Le second article du traité de paix entre l'empire et la France, confirme les décisions du traité de Westphalie, tant détesté et condamné par le Saint-Siège; il convient que Y. S. 111. me soit sur ses gardes en hâtant la conclusion, du nouveau traité afin qu'elle ne soit pas en désaccord avec les déclarations déjà faites à Kome contre une paix si désastreuse pour l'Eglise ». Et, il écrit aussi à Bevilacqua « que le second article du traité entre la France et l'empire prend pour base le traité de Westphalie, par conséquent, c'est le cas de la protestation ainsi que le prescrit la Congrégation du Saint Otïice. Tout en étant nécessaire de protester, il faudra agir avec prudence, de façon à contribuer à la paix sans laisser voir qu'on agit contrairement à la protestation. Y. S. ne doit point désister de sa demande visant la restitution de Dinant à Liège » (1).

(1) A la même date iljlni écrit: « N. S. reconnaît bien insolente et hardie la prétention de vouloir mettre en ridicule dans les rues Thabit de saint François, et il loue le nonce d'avoir obtenu que les ambassadeurs de France fissent des démarches pour empêcher cette démonstration, d'autant plus qu'on en aurait pris occasion pour en faire d'autres ».

Le lendemain, Bonvisi lui écrivait:

Lunedi sera arrivô il Sig.'' Conte di Rossemberg spedito dà 1 plenipotenziarij Cesarei con l'avviso délia pace sottoscritta la notte delli 5 del corrente, con le particolarità, chè più sollecitamente haverà avvisate Monsigr.' Bevilacqua. Quà si è veduta pochissima allegria per questo successo. principalmente in riguardo del Sig/ Duca di Lorena et i plenipotenziarij si sono scusati con allegare, di aver scoperti i trattati particolari, che faceva ogn'uno de' collegati, in modo chè se liavessero tardato da vantaggio à sottoscrivere, temevano clie S. M. sarebbe stata abbandonata da tutti; e questa circostanza rende meno dispiacevole il successo, e da i discorsi, che hô tenuti con raolti de principali, ricavo, che infallibilmente sarà rattificato il Trattato; Credo bensi, che non per questo rallenteranno Tarmamento^ stimandosi necessario di esser ben preparati, in caso che i soliti disordini délia guerra facessero trascendere le condizioni, che si sono pattuite circa il passaggio per l'ImjDerio, e si crede ancora che il restare S. M. potentemente armata facilitera l'aggiustamento con i prencipi del Nort^ per dare la vera quiète alla Germania. Nel discorrere con S. M. di questa materia, li ho rappresentato l'avviso che mi dava Monsig.'' Bevilacqua, di aver protestato contro la conferinazione délia pace di Munster, e che perô io non haverei potuto fare congratulazioni publiche, ne intervenire al Te Deum, che si canterà doppo cambiate le rattificazioni, se dà V. E. non mi fosse comàndato in contrario, e S. M. mi rispuose esser stato conveniente, che Mons.'' Bevilacqua protestasse, e che io sperassi coerentemente, nell'astenermi dalle pubblice dimostrazioni di approvazione, e di allegrezza, tanto più che il Nunzio résidente in Vienna non intervenne al Te Deum, che si canto per la pace di Vesfalia. Ho stimato bene di preoccupare l'animo di S. M. con questo discorso privato, che non impegna à niente, quando S. S.^^- volesse, che intervenissi aile funzioni publiche con gl'altri ambasciatori, et à V. E. faccio humilissima riverenza. Vienna 19 febraro 1679.

Le 21, Bevilacqua informe Lauri à Paris que, après la conclusion de la paix entre la France et l'empereur, on n'a

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