JEAN SOBIESKI PROCLAMÉ ROI
puyé par une grande partie de l'Allemagne. Mais, à la réunion de l'Assemblée électorale à Varsovie, à la fin d'avril 1674, on vit bientôt que le candidat qui avait le plus de chances, quoique son nom ne fût pas prononcé, était Sobieski.
Il fut reçu en héros, en triomphateur. Cependant le duc de Neubourg^ semblait tout d'abord le plus sûr du succès grâce à la protection de la France, et le fameux évêque de Marseille, Forbin de Janson, ambassadeur de France, fit un grand discours à la Diète en son honneur; alors que Mgr Bonvisi nonce en Pologne et qui y avait été reçu le premier en audience, s'était borné à demander un roi catholique, capable de soutenir la guerre contre le fléau commun de la chrétienté (1).
(1) Bonvisi, fut accusé par la Cour de Vienne de n'avoir pas assez travaillé en faveur du duc de Lorraine, et il en écrit à Mgr Albrizi, nonce à Vienne, le 13 mai 1674:
Gli accident! che seguono a me non lianno niente di coraune con quelli degli altri, perché contro di me si metton fuori motivi di querele che sopravanzano l' immaginazione, e si vuol dare a me la colpa délia preterizione délia Regina, quando nessuno più di me Tha compatita, considerandolo per un caso strano impraticato. Per giovare à S. M. senza contravenire ai miei ordini, discorreva di questa cosa come se non ve ne fosse pericolo, benché vedessi che stava nascosto il veleno, e moite volte ho avvertito la Pegina che s'ajutasse, e l'ho detto ai ministri deirimperatore e particolarmente allô Sturm. Tutti si burlavano di me quasi che si trattasse solo di dare alla Pegina uno o un'altro marito, ma che fosse indubitato il rimanere régnante. Ne possono negare l'Impératrice e la Pegina che io non abbia fatto loro penetrare l'inganno in cui erano, acciochè si ajutassero, e non ho lasciato di dare tutti i buoni consigli che poteva. Ma l'operare scopertamente con ufficj mi era proibito con ordini si rigorosi che non era possibile di contravenirvi. Sa bene l'Impératrice che quando mi fece richiedere di servire scopertamente la Pegina, io feci rè-
L'iietman Sol)ie6ki proposa le grand Condé, « car la République, ainsi qu'il le déclara, fatiguée des médiocrités avait besoin d'un g-rand capitaine de sang- illustre ». Mais Stanislas Jablonowski, palatin de Russie, prit 'le dernier la parole: « Nous sommes tous d'accord, dit-il, sur les qualités que doit posséder notre futur roi ; Neubourgest trop jeune ; Charles de Lorraine possède notre estime et pourrait obtenir aussi nos suffrages s'il était moins dévot à une Cour qui nous a toujours été suspecte ; Condé est le plus grand capitaine du siècle, mais il est usé par les années et les fatigues; or nous avons un citoyen qui connaît et apprécie la liberté et l'égaHté... Si nous avons encore une patrie, c'est au héros de Podhaice, de Kaluza et de Chociîn que nous le devons...» Les vivats en l'honneur de Jean Sobieski furent répétés par l'assemblée, et, malgré le refus du maréchal de Lithuanie, il fut i-econnu roi. Toutefois le couronnement eut lieu plus tard, Sobieski ayant voulu rallier aussi les Lithuaniens, engagés dans le parti de la reine, et défendre la république contre les Tartares et les Turcs.
Après la proclamation, on se rendit à la cathédrale de Saint- Jean, puis Sobieski entra dans le vieux Palais qui lui est contigu^ afin de rendre hommage à la reine veuve, en lui offrant ses services. Mais le lendemain celle-ci quitta Varsovie.
spondere di non essere in mia facoltà se non mi veniva l'ordine dei miei Padroni. Ne basta il dire, che anche senza averne avuto l'ordine, poteva io arbitrare per impedire i mali délia christianità e la rottnra fra queste due Corone, poichè questo motivo è tanto chiaro, che se l'avessero voluto considerare à Roma, potevano farlo con poca fatica, non essendo questo uno di quegli emergenti inaspettati, sopra il quale puô il ministro arbitrare. Ma qui si è tanto discorso del présente Re e del Principe di Condè che non era cosa impensata l'esaltazione d'un ma ri ta to. {Trenta. Meinorie per servlre alla storla del^ Cardinale F, Bonvlsl, p. 332, t. 1).