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LE ROI ACCUSÉ DE NE PAS TENIR SES PROMESSES

di Moscovia, che pure tendevano all'unione di questa Corona coll'Imperatore, mi si diiferi più di un mese l'audienza del E.e, cosa insolita a pratticarsi col Nunzio Apostolico, che nei tempi passati soleva ogni settiraana, e di più anche, quando la domandava fuor d'ordine ; mi esibii di seguitar la Corte, e n'hebbi la risposta che all'hora partecipai a Y. E.; e poco dopo partito il E-e furono chiamati con lettere speciali i soli due Ambasciatori di Francia, come accennai ne' fogli di que' tempi. In rispondere hora a' sudetti ufficii réitéra ti ultimamente, mi si diminuisce in corpo délia lettera il trattamento de' titoli usati meco altre volte, anco in quelle spedite per via délia Cancelleria. Me ne sono doluto coll'Abbate Vituischi, e puô essere che si a sbaglio, overo che dichino che sia stato taie, ma simili manière sono qui solite, a pratticarsi quando si vuol dare a conoscere che non si gradisce la materia, et in questa forma con molti di questi senatori si ottiene il fine, che si vuole dalla Corte, perché alla fine taluni si quietano.

Le 20, Cybo l'engage à continuer à se plaindre au roi des secours que reçoivent les révoltés hongrois. V. S. lU.me peut répondre au roi, lorsqu'il déclare qu'il en ignore, que, comme il s'agit de gens qui ont reçu des bienfaits de lui et qui ont sa confiance, tels que le Palatin de Russie et le cliev. Lubomirski, S. M. pourra difficilement persuader le monde de son ignorance, mais en tout cas elle est obligée de le prouver en sévissant; Y. S. doit faire voir que cette conduite présente deux dangers: d'abord César est obligé de transiger avec les révoltés et de faire triompher les hérétiques en leur concédant des églises; il arrivera qu'une entente entre les deux Couronnes deviendra impossible, ce dont le Turc profitera pour miner l'empire et la Pologne. Y. S. Ill.me doit tenir Bonvisi au courant de ses démarches afin que l'empereur en ait connaissance. Du moment que le maréchal Lubomirski se montre bien disposé, Y. S. doit lui représenter la reconnaissance de N. S. et qu'il a l'obli-

gation de réprimander ce religieux, afin d'empêcher les scandales de sa part. Le même jour, Bonvisi informe Cybo que l'empereur est très irrité contre le roi de Pologne, qui envoie des secours aux révoltés en Hongrie et ne paye pas à la reine, sa sœur, la dotation promise. « Je crains que le roi ne rencontre bien des difficultés à la Diète, à cause de ses façons hautaines de gouverner, sans respect pour les lois. Et, si la Pologne ne change pas d'attitude à l'égard de ses voisins, il sera dithcile qu'elle puisse porter remède à la situation. J'ai dit également à l'empereur, écrit-il, que la Perse est bien disposée à la guerre contre les Turcs, au cas où les chrétiens les attaqueraient, de sorte que toute l'action de l'empire doit être dirigée contre les Turcs et pour la Hongrie. L'empereur comprend, lui-aussi, qu'en opérant contre les Turcs il aurait un plus grand profit que celui qu'il retire de la guerre présente, mais il ne peut pas laisser l'empire qui lui est confié. Pourvu qu'il ne soit pas abandonné par l'Espagne et que S. S. fasse des propositions acceptables, il fera même la campagne de Hongrie, dans l'espoir que N. S. ne laissera pas de l'assister énergiquement... IMais à Nimègue on ne fait rien, et l'occupation de Fribourg est désastreuse. D'un autre côté, le plénipotentiaire d'Angleterre annonce que le prince d'Orange portera aux coalisés un projet de paix meilleur qu'on ne croit, et il est probable qu'à Vienne on l'acceptera, à raison du désarroi dont Fribourg est la cause. J'ai déjà cherché à mettre dans les bonnes grâces de S. M. le nouveau ministre de Yenise, et j'ai cru de cette manière aplanir les difficultés avec V. Em. ».

Le 18 décembre (1), Cybo lui répond que la douleur de N. S. n'est pas moindre que celle de S. M. à l'égard de la

(1) Le même jour, Cybo répond à Martelli pour l'approuver de s'être opposé à la nouvelle façon dont les ministres de la

CONSEILS À l'empereur, DE DISSIMULER ' 449

conduite du roi de Poiogue en Hongrie. Pourtant il conseille à l'empereur non seulement de dissimuler, mais même d'aider ce monarque dans les questions intérieures de la république; d'abord pour se conformer aux Evangiles, en rendant le bien pour le mal, et aussi dans l'intérêt de l'Allemagne, qui serait entraînée à la ruine.

Et, à la même date, il relève à Martelli que la défaite infligée par les Moscovites aux Turcs sous Czehryn, a rendu ceux-ci plus conciliants envers la Pologne, à propos des frontières, dans la ratification de la paix. « Que V. S. fasse réfléchir S. M. sur les dangers auxquels la Pologne est exposée, car les victoires des Moscovites peuvent l'inciter à s'unir à eux».

Le 2 janvier 1678, Bonvisi déclare à Cybo que, du moment que N. S. ne peut pas encore dire quels secours il fournira, il estime qu'il vaudrait mieux n'en pas parler, laissant que S. M. Ces. se décide, et les donner ensuite. J'ai déjà beaucoup parlé, écrit le nonce, sur les difficultés que présente la répression des mouvements en Hongrie, parce que les révoltés, poursuivis, se retirent chez les Turcs, pour revenir bientôt, tandis que S. M. est obligée de garantir sa résidence. Aussitôt que la paix sera conclue, l'empereur aura une

chancellerie ont essayé de le traiter dans la dernière lettre que le roi lui a écrite, quoique V. S., ajoute Cybo, eut pu être plus énergique ; toutefois ici on a bien constaté les soins que V. S. met à conserver les prérogatives qui lui appartiennent. « Une autre fois, V. S. ne doit pas recevoir une lettre non rédigée dans les termes qui lui sont dus ». Et il paraît que le nonce a bien suivi l'ordre du cardinal, car le 2 décembre 1679, Cybo « le loue de n'avoir pas répondu à la lettre royale, voyant que dans sa rédaction les secrétaires de la chambre du roi ont laissé échapper des paroles et usent d'un style dont les rois ne se servent pas vis-à-vis de la Cour de Rome ».

armée aguerrie et les territoires de Bude et de Strigoie, étant des pays ouverts, il sera aisé d'entretenir des troupes. »

Le 3, Martelli mande à Oybo que le grand trésorier du royaume lui a écrit pour annoncer son voyage en Italie, et, quoiqu'il ne donne pas de détails, il est probable qu'il ira à Rome où il restera quelque temps. « C'est un sénateur de grande valeur; il est obligé, s'il est absent de la Cour, d'écrire chaque semaine au roi ; et il pourrait avoir une mission auprès de S. S. car il va comme ambassadeur auprès de l'empereur; actuellement il se trouve à Constantinople en attendant la paix. Si ce personnage vient, ce sera pour demander des secours lorsqu'il y aura une guerre. Et dans ce cas, écrit-il, je prie N. S. de faire en sorte que l'argent soit mieux dépensé et serve à payer les soldats, en envoyant ici un payeur pontifical qui devrait marcher avec l'armée; car on a vu, par expérience, que les soldats ne se rendirent pas au camp lorsqu'il le fallait à cause du manque d'argent, tandis que, sachant qu'ils recevront de suite leur solde, ils iront; on aurait ainsi plus d'avantages avec une somme médiocre payée de cette manière, qu'avec une grosse avance faite par d'autres mains, comme dans le passé».

Cybo, le 8, fait savoir à son tour à Bonvisi, que le roi de Pologne, répondant aux doléances de N. S. à propos de l'envoi de soldats en Hongrie, nie qu'ils soient polonais et affirme qu'ils sont plutôt valaques, moldaves, transylvaniens. En informant de cela S. M. Ces., observe le cardinal, V. S. lU.me doit lui persuader que le plus prudent est de faire semblant de croire à ce que dit le roi. N. S. juge qu'il convient à S. M. de se montrer persuadée de tout cela, afin de ne pas obliger le roi de Pologne, s'il en était autrement, à faire d'autres déclarations et à barrer le chemin à tout accord contre l'ennemi commun, lequel, s'il s'accorde avec le Moscovite, pourra tomber sur les deux souverains. Que

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